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 (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.

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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Ven 31 Juil - 22:29




Il était près de minuit lorsque Scorpius manqua d'arracher les rideaux de son lit à baldaquin. Cela faisait au moins deux heures que le dortoir était profondément endormi mis à part sa sainte petite personne qui ne trouvait pas le sommeil. Le jeune Malefoy avait pourtant beau s'évertuer à tourner, retourner, virer et gesticuler dans son lit, rien d'autre que la migraine et la colère de ne pas trouver le sommeil ne venaient. Il était pourtant reposé, était retourné prendre deux douches bouillantes pour s'aider à s'endormir mais rien, rien, rien d'autre que l'énervement ne l'avait gagné. Il pensa alors au lendemain mais aucun événement notoire à sa connaissance ne justifiait cet état d'excitation. Décidément, quelque chose ne tournait pas rond pour le jeune homme. Voila donc pourquoi il manqua d'arracher ses rideaux en se levant. Octavio dormait avec une facilité déconcertante dans le lit d'à coté et Scorpius n'eut pas le cœur de le réveiller. Il décida donc de le laisser et de partir seul pour gagner la fraicheur qu'abritait les murs de pierre du château. A défaut de lui faire trouver le sommeil, le blondinet espérait au moins que ça l'aiderait à passer le temps. Il enfila donc un jean et une chemise et, attrapant sa baguette au passage, sortit du dortoir. Tout paraissait on ne peut plus silencieux dans le quartier des vert et argent et Scorpius ragea encore plus intérieurement. En traversant la salle commune il ne rencontra pas âme qui vive. Pas de Druella pour se chamailler à propos de leur futur mariage, pas plus qu'Eve, pour mieux passer le temps dans son lit, et encore mois Sasha ou n'importe quel autre camarade. Non, il ne rôdait pas un chat.

Frustré, Scorpius retrouva les cachots. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il n'avait pas la moindre petite idée de ce qu'il était venu faire là. Et ainsi, ce fut son estomac qui lui donna la réponse en s'agitant bruyamment. Visiblement, un séjour dans les cuisines s'imposait. L'idée lui paru plutôt séduisante, surtout qu'en y repensant, la dernière fois qu'il avait voulu s'y rendre, il n'avait jamais pu finir le voyage, atteint d'une violente crise qui l'avait terrassé au point de ne pas réussir à reconnaitre le professeur qui l'avait découvert, hurlant et pleurant, recroquevillé dans un coin des cachots. C'est sur ces pensées peu joyeuses, qu'il s'évertua à refouler au tréfond de sa mémoire, qu'il décida de se rendre aux cuisines. Or, pour ça, il fallait sortir des cachots, passer devant la salle commune des Poufsouffle et descendre dans les sous sol. En d'autres occasions, Scorpius aurait rebroussé chemin mais là, il n'avait de toute manière rien de bien plus intéressant à faire dans son dortoir. Le jeune homme entreprit donc de sortir des cachots mais il n'eut pas le temps d'aller bien loin. Le baron sanglant surgit en effet devant lui. La présence de ce fantôme le mettait toujours mal à l'aise, aussi, lorsqu'il lui adressa la parole, Scorpius du réprimer un frisson de dégout.

« Bonsoir cher ami. Je tiens à vous prévenir que si vous voulez sortir des cachots, vous risquez d'être la victime d'une bien mauvaise farce. Je viens de croiser Peeves qui caquetait à l'entrée des cachots. Je pense m'être montré assez sévère pour le faire fuir, mais je ne peux rien vous promettre alors, un conseil, soyez prudent, lui dit-il. Sa voix d'outre tombe glaça le sang de Serpentard qui répondit avec un horrible sourire froid et tordu :
Je vous remercie de m'avoir averti, passez une bonne soirée. »

Et tandis que le spectre disparaissait à travers un mur, Scorpius retint un grognement mécontent. Visiblement, tout avait été calculé pour lui faire passer une bien mauvaise nuit. Et il était tout bonnement hors de question de sortir des cachots par la voie habituelle. Or, Scorpius ne voyait pas d'autres chemins et l'idée de retourner compter les hyppogriffes dans son lit le faisait enrager. C'est pourquoi il fit demi tour, dans l'idée de trouver un autre chemin. Dès qu'il rencontra une bifurcation, il s'empressa de tourner sur sa gauche, peu importe où ses jambes le porteraient. De toute manière, en presque six ans passés dans le château, Scorpius connaissait une bonne partie des cachots comme sa poche, bien qu'une certaine surface reste à ses yeux un vrai labyrinthe. En effet, se trouvaient sous le château une multitudes d'étroits corridors, de salles lugubres et des passages humides et couverts par les ténèbres. Il n'était d'ailleurs pas rare de se retrouver face à un cul de sac fermé par une vieille grille rouillée et suintante. Poudlard était vraiment un lieu charmant. Et pour en ajouter à l'idée, le faisceau de lumière de la baguette du jeune homme butta soudain sur le cadavre d'un énorme rat pouilleux. Finalement, il aurait probablement mieux fait de rester dans son lit. Au moins, là bas, il était au sec, dans des draps chauds et doux et non pas dans ces couloirs de pierres froides et couvertes d'humidité transperçante. Mais à quoi bon faire demi tour, maintenant qu'il s'était enfoncé dans les ténèbres ?

C'est au moment où il se posait cette question qu'il entendit des bruits de pas derrière lui. A l'aide d'un sortilège informulé, il éteind sa baguette et se tapit dans l'ombre. S'il tombait sur le concierge ou un professeur — excepté le professeur Carlson — il allait s'attirer de sérieux ennuis. Néanmoins se trouvait derrière lui un renfoncement dans le mur suffisamment grand pour que s'y glisse un humain. Par chance, aucune statue ou flambeau ne venait l'occuper et la plus proche source de lumière se trouvait à trente mètres derrière lui. Il était donc déjà invisible aux yeux du nouvel arrivant. Et Scorpius connaissait ce couloir. S'il continuait, il allait arriver dans un cul de sac, fermé par une de ces grilles, qui donnait sur une vieille salle très haute de plafond et entièrement plongée dans le noir, dans laquelle étaient entassés des vieux bureaux, bancs et autres objets qui avaient servis autre fois pour les cours. Scorpius n'y réfléchit pas à deux fois et voila que la vipère se tapissait dans son trou. Il sortit la tête du passage et attendit. De là, personne ne pouvait le voir à cause du noir environnant. En revanche, il pouvait très nettement distinguer la torche plus loin. Les bruits de pas s'étaient tus. Et c'est alors qu'il l'apperçu. Debout, près de la torche en question, Narcisse Brightside, son souffre douleur préféré, immobile, semblait sérieusement s'interroger quant à la direction à prendre. Un sentiment de jubilation cruelle s'empara de Scorpius. Cet idiot était venu se jeter droit dans la gueule du loup. Un sourire mauvais qui n'augurait rien de bon pour le jeune homme vint orner les lèvres de la vipère. Il espérait plus que tout que le poufsouffle allait se jeter dans le cul de sac et offre, par la même occasion, à Scorpius, la distraction tant attendue.

Tout était parti d'un regard. Scorpius avait immédiatement senti que ce gamin n'était pas comme les autres. Et sans trop chercher à comprendre, il s'était juré de rendre la vie du petit garçon impossible... il en avait fait un véritable enfer, à le frapper semaines après semaines, à la même heure, au même endroit. Et rien n'avait changé, si ce n'est qu'ils avaient grandi, que le regard de Narcisse s'était assombri au fil des années et que, maintenant — Scorpius le remarqua à nouveau, à la lueur du flambeau, — ce petit salopard avait une belle gueule. D'ailleurs il n'avait pas que ça. Et croyez le ou non, il n'y avait strictement rien d'innocent dans le sourire malsain du serpent.

Et c'est la que le jeune Brightside se décida. Jamais le jeune homme n'aurait pu se douter de ce qui l'attendait alors. Assuré d'être invisible, Scorpius sortit de sa cachette le plus silencieusement du monde et s'adossa au mur. Lui qui avait une vue parfaite sur sa proie. Le jeune homme se dirigeait vers lui le plus innocemment du monde. Ne restait plus qu'à attendre et ce n'était qu'une question de secondes avant que le jeu ne débute. Et le chat allait longuement s'amuser de la souris. C'est pourquoi le coeur de Scorpius battait à tout rompre, l'excitation était à son comble. Et le pauvre Narcisse alluma sa baguette trop tard. De toute façon, les yeux de Scorpius avaient largement eu le temps de s'habituer à l'obscurité. La langue de Scorpius claqua trois fois, avec une douceur déplacée, comme l'aurait fait un parent qui surprend son enfant en train de réfléchir à sa future bétise. Sauf qu'ici, c'était Scorpius qui venait d'interdire à Narcisse l'espoir d'éclairer le corridor. Celui-ci avait d'ailleurs du l'entendre et Scorpius avait la quasi certitude qu'il s'était raidi au bruit. La violence de son geste surpris alors même son auteur. La vipère fondit sur sa victime, une main autour de sa gorge, l'autre plaquée sur sa bouche. Avec une certaine délectation, il entendit la tête de sa proie claquer violement contre le mur et il se plaqua contre le corps fin pour l'immobiliser. La bouche de Scorpius s'approcha alors de son oreille, — le serpent s'amusait de la peur qui émanait du jeune homme — et il murmura, avec une pointe de sadisme dans le voix :

« Ce n'est pas très prudent de venir se promener seul ici la nuit, » c'est alors qu'il constata une chose qui le fit frémir d'excitation. Sa voix devint alors suave et pressante. « Mais le petit Narcisse est trempé à ce que je vois. Tu ne devrais pas garder tes vêtements mouillés comme ça, tu risques d'attraper froid... »

Lentement, la main qui l'étranglait presque relâcha sa pression et glissa le long de sa gorge avec une infinie douceur. Chaque tressaillement était une vraie joie pour Scorpius qui ne tarda pas à trouver son poignet. Là, il le tordit brusquement pour lui faire lâcher sa baguette. Son autre main se pressa un peu plus sur la bouche pour l'empêcher de pousser un cri de douleur. Une idée folle s'insinua alors dans l'esprit tordu du Serpentard qui entremêla ses doigts à ceux de Narcisse comme l'auraient fait deux amants et il ajouta de sa voix chaude :

« Tu es en avance. A croire que nos petits rendez vous hebdomadaires ne te suffisent plus, c'est touchant... »

Et tout en prononçant ces paroles, le Serpentard sentit sa tête tourner. Comment ce sal gamin pouvait-il lui faire autant d'effet en étant tout simplement trempé. La main qui jouait auparavant avec celle de Narcisse lâcha sa prise pour venir se positionner sur la ceinture du Poufsouffle. Il plongea alors son regard dans celui de sa victime et ses doigts passèrent sous le T-shirt trempé qui lui collait à la peau.

« Tu ne vois pas d'inconvéniant à ce que je retire ceci ? » Demanda t-il en commençant à relever sensuellement le bout de tissus.

_________________
__

» I'm Ur worst better Nightmare



Dernière édition par Scorpius H. Malefoy le Sam 1 Aoû - 13:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Sam 1 Aoû - 1:41

    Minuit, l’heure de la délivrance pour Narcisse. Depuis la rentrée, il était devenu indispensable pour le Jaune de se lever au beau milieu de la nuit afin d’aller satisfaire son manque de nicotine. C’était certes honteux, mais cela l’aidait également à trouver le sommeil qui était de plus en plus dur à faire son apparition. Il rejeta les couvertures qui le recouvraient et posa ses pieds sur la pierre froide qui leur servait de plancher. Narcisse grommela et releva les yeux pour atteindre le lit de son voisin. Une fois encore, ce satané Bradford avait tiré le tapis pour l’avoir collé à son lit. Si un crime passerait inaperçu au château, le jeune homme l’aurait gentiment étouffé avec ce tapis. Il secoua péniblement la tête, passa sa main dans sa nuque pour détendre ses muscles. Rapidement, il se vêtit avec ce qu’il avait sous la main, autrement dit un jean ajusté noir et une chemise blanche qu’il laissa déboutonnée au niveau du col. Ses pieds nus et gelés trouvèrent refuge dans des Converses « All Star » usées et délavées. Sa baguette en main, il baissa lentement la poignée pour éviter de la faire grincer et passa délicatement par la fine ouverture. La salle commune était vide. Normal après tout, il était plus de minuit et Narcisse ne s’étonnait pas le moins du monde de savoir tout le monde endormit. Il les enviait. Oui, parfaitement, il leur en voulait de pouvoir s’endormir aussi vite. De ne se rendre compte de rien, de faire la sourde oreille aux complaintes du monde extérieur. Il leur en voulait d’être aussi impassibles et stupides face à ce qui les attendait et ce qui l’empêchait de dormir. Un soupir lui échappa, si bien que sa main se plaqua sur sa bouche et qu’il s’insulta intérieurement. Pour ne pas les réveiller, ces imbéciles heureux, il se dépêcha de passer par le tableau qui lui donnerait l’accès au château tout entier.

    Cette ambiance gothique, il avait fini par l’apprécier. Au début, il trouvait ça étrange et pesant, mais au fil des ans, il s’est surpris à apprécier ce décors, qu’il trouvait inspirant et propice aux réflexions. Il déambula, frôlant l’insouciance, dans le château, son paquet de cigarettes et son briquet en poche, comme si ce n’était pas contraire au règlement. A vrai dire, il ne s’était jamais fait prendre encore, les fantômes savaient tenir leur langue. Et puis, il ne faisait rien de mal après tout. Fumer dans les cachots n’est pas un délit en soi. La salle commune des Poufsouffles n’étant pas éloignée de ceux-ci, il y fut rendu en moins de temps qu’il le pensait au préalable. Lui qui pensait avoir fait un sacré détour et prit son temps pour marcher fut surpris de voir l’entrée des cachots devant lui aussi vite. Dans l’ignorance la plus complète, il tira la grille en fer. Sans une seconde de répit, il se trouva trempé de la tête aux pieds. Un temps de réaction fut nécessaire pour qu’il comprenne à qui il devait cet état d’humidité avancé. Son rire gras ne mit d’ailleurs pas longtemps à se faire attendre. La silhouette blanchâtre de Peeves sortit d’un mur voisin et Narcisse eut le loisir de le voir se bidonner.


      Narcisse – « J’espère que ça te fera ta soirée. Si tu t’en prends à moi encore une fois, j’te jure que… C’est bon, tu m’gaves. »
      Peeves – « Wouh… J’en tremble de peur l’ami. »


    Sur ces paroles, Narcisse continua d’avancer, ne réfléchissant plus et mettant tout en œuvre pour échapper à ce satané fantôme. La fureur aveuglait son sens de l’orientation. En moins de cinq minutes, il avait réussit à se perdre. La lumière d’un flambeau attira son regard et il s’en approcha rapidement. Les courants d’air des cachots se donnaient un malin plaisir à l’asticoter et à le faire frissonner. Mais ils lui rappelèrent également qu’il était mouillé. Ses yeux s’écarquillèrent en deux paraboles et il tâta ses poches à la recherche de son Graal. Il fini par sortir son paquet de JPS de sa poche et ce qu’il constata ne fit que le mettre en rogne encore un peu plus. Désespéré, il ouvrit son paquet et il fit face à une dure réalité. Elles étaient toutes infumables. Le Jaune vociféra une fois de plus contre Peeves et jeta son paquet à terre avant de l’écraser à l’aide de son pied. Une de ses mains alla à ses cheveux, histoire de les arranger un peu s’il devait croiser quelqu’un. Superficiel ? Un peu, mais surtout désireux de faire bonne impression à vrai dire. Reprenant ses esprits, il se rendit compte qu’il n’avait vraiment aucune idée de l’endroit où il se trouvait. Il fit quelque pas en arrière, songeant que cela devait être la meilleure solution, mais se ravisa, pensant que le fantôme farceur s’était sûrement lancé à sa poursuite. Alors il opta pour le couloir à sa droite, mais tous les flambeaux allumés lui indiquait que les Serpentards ne devaient plus être loin. Et il n’avait pas vraiment envi de croiser cette ordure incroyablement canon de Scorpius. Finalement, il choisit le corridor le plus sombre, qui lui indiquait une tranquillité relative et peut être une chance de sortir de ces cachots puants.

    Il attrapa précautionneusement sa baguette et repensa à ce sort très utile qu’est le Lumos. Il tenta de le lancer sans le formuler, mais il échoua. Le bruit qu’il entendit eu le don de le figer sur place. Il y avait quelqu’un et il ne l’avait pas remarqué. S’il en avait eu le temps, il aurait laisser échapper un « quel con », mais une main vint empoigner sa gorge, le forçant à se coller au mur. Sa tête le heurta dans un bruit sourd et l’onde de choc se propagea dans son crâne. Une grimace de douleur lui saisit le visage, mais une autre main vint se plaquer sur sa bouche, l’empêchant de se plaindre. Le corps de son agresseur vint se collé au sien, ainsi il put savoir qu’il avait à faire à un homme. Et pas n’importe lequel. Sa voix doucereuse retentit juste à l’entrée de son oreille. Scorpius Malefoy. Comment ne s’en est-il pas douté dès l’instant où il avait désiré attirer son attention. L’air se faisait rare pour le Poufsouffle et il continuait de parler. Narcisse trouva sa réflexion bien déplacée, mais elle le dérangeait beaucoup moins que ce qu’on peut penser. Le son de sa voix avec ce ton. Narcisse en aurait volontiers eut des frissons de désir s’il n’était pas actuellement collé à un mur, sa gorge au prise d’une main bien déterminé à le faire souffrir. Néanmoins, à la fin de sa phrase que le jeune garçon trouvait bien trop équivoque et incompréhensible pour lui, Malefoy retira lentement sa main, rendant à son cou une liberté tant espérée. Chaque seconde passée était un moment inédit et assez dérangeant passé avec le Vert et Argent. Il sentit cette main hostile glisser lentement de son coup à son poignet droit qu’elle tordit avec facilité et qui le poussa à laisser tomber sa baguette. Autrement dit, son véritable seul moyen de défense contre lui. La pression de la main qui entravait sa bouche assura un peu plus sa pression sur celle-ci, si bien qu’elle étouffa la complainte de Narcisse face à cette torture. Il ne lui restait pas grand chose pour s’exprimer. Il sentait les larmes monter à ses yeux, il les ferma, refusant de montrer un tel signe de faiblesse à ton tyran qui se ferait un malin plaisir de continuer, ne serait-ce que pour les voir tomber. Lorsqu’il sentit les doigts fins de Scorpius s’emmêler dans les siens, il n’y croyait pas. Qu’est ce qu’il lui prenait ? Toutes ces années à le tabasser et maintenant, il lui faisait presque des avances ! Décidément, ce garçon devait être celui le plus complexe à comprendre que Narcisse ait jamais rencontré. Il ne lutta pas, trouvant ce contact plutôt agréable. Savoir son corps si proche du sien laissait son esprit vagabonder vers les idées les plus saugrenues et les plus inattendues concernant Malefoy. Si sa bouche avait été dégagée, il lui aurait volontiers répliquer qu’il était loin d’être masochiste et que se faire frapper par un mec, si beau soit-il, n’était jamais très agréable pour lui. Il le laissa poursuivre sur sa lancée, sentant sa main lâcher la sienne pour rejoindre un endroit fort stratégique : sa ceinture. Narcisse déglutit nerveusement en sentant ensuite sa peau sur son corps humide. Comment cela était-il possible ? Scorpius le frappait depuis presque 5 ans maintenant et il ne pouvait s’empêcher de ressentir une envie folle de lui sauter dessus, de le libérer de tous ses vêtements et de laisser libre cour à leurs pulsions malsaines pour le reste de la soirée. Mais non, il ne pouvait pas céder face à ses belles paroles. De sa main libre, il se dégagea de l’emprise du Serpentard et s’éloigna d’une maigre distance. Il ne voulait pas qu’il voit son buste. Après tout, il était couvert des marques de ses poings. En proie à un dilemme interne, opposant son cerveau à son cœur, il ne pouvait pas pleinement réfléchir si Scorpius continuait de le toucher de la sorte. Narcisse lui tourna légèrement le dos, replaça le bas de sa chemise et d’un ton hésitant s’adressa à son compagnon.


      Narcisse – « A quoi tu joues là ? Un jour tu me frappes et l’autre tu veux qu’on s’envoie en l’air ? Redescend sur terre Scorpius, j’vais pas toujours faire les frais de tes envies. »


    Il soupira, lassé de devoir toujours être celui qui endure et jamais celui qui ordonne. S’il ne luttait pas contre Malefoy, il y avait une raison. D’une certaine manière, il se doutait que tous ces coups étaient plus ou moins mérités et puis, il n’était pas dupe. Il n’était pas assez puissant pour espérer le toucher ne serait-ce qu’une fois lors de leurs affrontements. Contre son gré, ses jambes le poussèrent à se retourner, ses yeux s’étant fait à l’obscurité, il distinguait les traits du visage de Scorpius. Il ne saurait pas dire ce qu’ils pouvaient bien exprimer à cet instant, mais Narcisse parierait bien pour de la frustration ou de la colère. Pour être totalement sincère, il sentait les coups venir. C’est comme si les ecchymoses de la dernières fois le relançaient. Il avait honte de ces marques qui refusaient de disparaître. Il attendait que les derniers aient évacué la salle de bain pour finalement se déshabiller et se doucher, sans que personne ne se doute de rien. Alors qu’il lui faisait face, ses mains, prisent d’une force indépendante de sa volonté, commencèrent à déboutonner sa chemise mouillée. Il détourna la tête, une larme roulant sur sa joue. Lorsqu’il en eut terminé, il fit une pause, les deux pans de sa chemise dans chaque main.


      Narcisse – « C’est ça que tu veux voir ? Le résultat de tes embuscades ? »



    Il dégagea le tissu de sa peau, la tête toujours orientée partout, sauf sur Scorpius. Il laissa tomber sa chemise au sol dans un bruit étouffé. D’un revers de main, il effaça la trace suspecte sur sa joue et reposa son regard amer sur le responsable des nombreuses marques qu’il présentait.
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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Sam 1 Aoû - 12:05

Lorsque le jeune homme déglutit, Scorpius ne put s'empêcher de se mordre la lèvre, sans le lâcher du regard. Ses doigts experts glissèrent ainsi sur sa peau humide et il en ressentit comme une brûlure. Il en avait eu des amants, malgré son jeune âge et, ainsi, il savait reconnaître lorsque l'un d'eux animait véritablement son désir... ce qu'il ne comprenait pas, c'est pourquoi Narcisse Brightside, et pas un autre, l'animait autant de désir. Le Poufsouffle ne répondit pas lorsqu'il commença à soulever son vêtement, il fit pire. D'un geste il se dégagea de l'emprise du blond. Quel tortionnaire pouvait bien laisser les mains libres à sa victime ? Scorpius allait devoir sérieusement revoir les priorités sur son désir sexuel et son désir de blesser le jeune homme. Et le voila qui s'éloignait lentement de lui. Pourtant, le Serpentard ne put s'empêcher de noter qu'il n'avait mis qu'une faible distance entre eux. Exaspérant de voir à quel point Narcisse s'était résigné dès leurs premières fois à se laisser battre sans jamais demander son geste. Sans qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, il lui tourna presque le dos et prit la parole.

« A quoi tu joues là ? Un jour tu me frappes et l’autre tu veux qu’on s’envoie en l’air ? Redescend sur terre Scorpius, j’vais pas toujours faire les frais de tes envies. »

La première phrase. Peut être celle de trop, bien trop tôt. Scorpius fulminait. De quel droit s'adressait-il à lui de la sorte ? Sans prévenir, Scorpius attrapa le menton de sa proie et le força à relever la tête d'un geste violent. Il le força alors à le regarder droit dans les yeux, ignorant le fait que Narcisse doive bientôt se dresser pour pouvoir suivre son visage que Scorpius malmenait comme une vulgaire poupée. Oui, c'était l'image parfaite. Un jouet, Narcisse n'était qu'un jouet, mis sur sa route pour le satisfaire, le distraire, l'amuser, l'exiter follement... Enfin, peut être pas ?

« Tu ne crois pas que tu vas trop vite en besogne avec tes affirmations Narcisse ? » Sussurra t-il en caressant sa joue pale. « Je n'ai pas encore décidé ce que j'allais faire de toi... tu devrais te le tenir pour dit. »

Il le relâcha alors brusquement. Pourquoi était-il aussi frustré ? Probablement parce qu'il y avait une part de vérité dans ses paroles... ou bien Narcisse disait vrai sur toute la ligne ? Quoi qu'il en soit, Scorpius ne risquait pas de l'avouer et il se contenta de darder sur lui un regard menaçant. S'envoyer en l'air avec Narcisse. Durant un instant, le regard du Serpentard sembla déshabiller son partenaire. Il se foutait bien de le mettre mal à l'aise et lorsqu'il se lêcha les lèvres d'une manière horriblement sexy, il ne s'en rendit même pas compte. En réalité, l'idée commençait à séduire de manière dangereuse l'esprit pervers du serpent. Il ne ferait certainement pas l'amour à ce petit con. Et là, il resta bouche bée. Narcisse était en train de déboutonner sa chemise. Scorpius sentit se réveiller une partie de son anatomie qu'il comptait voir encore silencieuse un moment. Le regard déterminé de son souffre douleur le brûla. Il tourna de nouveau la tête, il semblait avoir honte ; et Scorpius vit. D'horribles marques sur sa poitrine, dont il était de toutes l'auteur, sans exception. Il lâcha un instant des yeux le corps parfait du jeune homme, excluant ses vilaines blessures, pour regarder le bout de tissus blanc rejoindre le sol dur et froid. Des pensées malsaines envahirent de nouveau son esprit et il releva juste à temps la tête pour voir Narcisse essuyer sa joue. Le regard qu'il posa alors sur lui eu le mérite de faire éclater Scorpius de rire. Un rire glacial et bref qui se répercuta sur les murs de pierres autour d'eux. Trop beau pour être vrai.

Sans plus attendre, Scorpius attrapa la main de Narcisse qui venait d'essuyer ses larmes et il tira avec ardeur vers lui, faisant chanceler sa magnifique victime. Son regard meurtrier plongea de nouveau dans celui de Narcisse qui semblait de plus en plus inquiet — ou bien résigné, il n'aurait su le dire vraiment — et il l'envoya se briser contre le mur derrière lui. Il le contempla un instant se redresser. Une poupée qu'on peut briser d'un geste. Et le voila qui fondait déjà de nouveau sur lui. Le jeune Malefoy emprisonna les poignets de Narcisse et les plaqua contre le mur, à hauteur de son visage. Son désir prit alors le dessus... Il ne pouvait pas vraiment faire autrement, collé ainsi à lui. Ses lèvres se collèrent sur la jugulaire gauche du brun et son souffle se fit précipité, — pressant même — tandis qu'il murmurait, ses paroles glissant comme du venin sur la peau humide de sa victime qui tressaillit.

« Je n'en demandais pas tant, » assura t-il. Il mordit alors la peau blanche et sa langue vint frapper à l'endroit meurtri. « J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur trop longtemps... ce serait stupide qu'une vieille rancœur nous fasse obstacle maintenant... »

Comme pour rendre ses paroles plus explicites, il se colla un peu plus au corps mince qui tremblait sous lui. Il n'arrivait cependant pas à déterminer s'il tremblait de désir ou de peur. Mais après tout, maintenant que le jeu avait pleinement commencer, autant explorer toutes les possibilités et le torturer un peu plus. La bouche du blondinet glissa sur sa gorge, remonta sur son menton, s'arrêta au coin de sa bouche et murmura :

« Tu ne vas pas me faire croire que tu trembles de peur quand même ? Après tout, tu as l'habitude il me semble... » Scorpius mordilla la comissure de ses lèvres et reprit, tressaillant lui même de plaisir : « Ou bien ça t'excite ? C'est ça ? Le méchant Malefoy t'excite, pas vrai Narcisse ? »

La vipère relâcha une de ses mains pour plaquer la sienne sur la hanche de Narcisse. Il l'attira brutalement contre lui et griffa au passage sa peau fragile. Ca devenait de plus en plus facile. Il allait devoir le stimuler un peu s'il comptait obtenir une moindre réaction. Aussi vite que la lumière s'était éteind un peu plus tôt, Scorpius relâcha Narcisse et recula, décollant à contre coeur ses lèvres de sa joue. Et son poing partit alors, sans préavis, pour venir frapper dans la tempe du Poufsouffle qui s'effondra à ses pieds. La puissance du coup et la surprise avait déjà eu raison de lui. Malefoy ne put s'empêcher de pousser un soupir dédaigneux et se pencha prêt du pauvre garçon qui tentait de s'éloigner, ou de se redresser. D'ailleurs, Scorpius était bien incapable de dire ce qu'il faisait. Sa main se posa alors sur sa nuque afin de se faufiler dans ses cheveux bruns. Le geste était doux, rien à voir avec le coup qu'il lui avait donné précédement.

« C'est toujours pareille avec toi Narcisse. Est-ce que tu te complais à toujours finir à mes pieds ? Tu ne réagis jamais... Et nous sommes seuls. Imagine... Je pourrais faire de toi absolument tout ce que je veux, » lui fit-il remarquer en se délectant de cette idée. Faire ce qu'il voulait de Narcisse... Là, maintenant ? Mieux valait ne pas formuler son idée à voix haute. « Si tu trembles maintenant, c'est bien de peur n'est-ce pas ? »

Sa main redescendit comme une caresse sur son visage, jusqu'à son épaule. Elle se referma alors comme un étau sur bras et il le releva sans ménagement. C'était encore plus facile que de secouer une vulgaire poupée de chiffon. Il le força alors à s'adosser au mur, afin d'être sur qu'il n'allait pas retomber par terre. Les idées malsaines s'enchainant visiblement dans son esprit, Scorpius le lâcha ensuite et se retourna. Il pouvait bien tourner tant qu'il voulait le dos à Narcisse, celui-ci n'aurait pas eu le courage ou la force de se venger. Ses mains fébriles déboutonnèrent alors sa propre chemise qu'il prit soin de faire lentement glisser sur ses fines épaules musclées. Il la laissa ensuite tomber à ses pieds et lorsque Scorpius se retourna, il se délecta du regard de Narcisse. Parfait, c'est tout ce qu'il attendait. Il s'approcha donc de son visage et leurs nez se frôlèrent. Son souffle chaud et précipité se mêla à la respiration saccadée du jeune homme. Ses lèvres se tendirent lentement vers celle de Brightside, puis, au dernier moment, il détourna le visage.

« Et voila, nous sommes à égalité maintenant. Tu me laisses faire ? » Demanda t-il avec un sourire moqueur qui exprimait sa jubilation.

Ses lèvres frôlèrent alors celles de Narcisse et une violente décharge de désir lui parcourut le corps. Le jeu lui plaisait de plus en plus.

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Narcisse E. Brightside

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Sam 1 Aoû - 16:42

    Aucun répit. Tel le chasseur qui poursuit sa victime, Scorpius ne laissait aucun répit à Narcisse. Ce dernier aurait dû s’en douter. Une telle remarque ne resterait pas longtemps sans riposte. Et elle ne tarda pas à venir. Sentir son menton entre les mains de Malefoy était un supplice pour lui. Quelque chose l’attendait, mais pour une fois, il lui était impossible de le définir. Depuis le début de cette discussion, il n’avait voyagé que de surprise en surprise. S’attendre à quelque chose à présent relevait de la folie. L’imprévisibilité était de mise si Scorpius souhaitait garder son effet intimidant sur le Jaune. Narcisse se contentait de garder sa bouche fermée, qui était déjà un effort immense quand on savait la passion qu’il vouait à la répartie. Tant bien que mal, le Poufsouffle tentait de reprendre le contrôle de sa personne. Tout d’abord, il voulait stopper ces tremblements stupides. Il avait froid, mais c’était dû à sa chemise trempée. Mais il avait peur également. Peur de ce que lui réservait Malefoy. Lui qui se figurait qu’il serait plus vulnérable s’il le croisait alors qu’il était seul. Naïveté, encore une fois. A vouloir trop chercher le bon qui est en chacun de nous, Narcisse finit par s’aveugler. La fermeté dans les mouvements du Serpentard lui indiquait une parfaite maîtrise de la situation. Comme s’il l’attendait. Comme s’il avait prévu qu’il se retrouverait ici, qu’il se perdrait et qu’il déboucherait sur ce cul de sac. Il rit. Scorpius rit du fruit de ses guet-apens. Si Narcisse pensait avoir droit à une minute de compassion, il se trompait. Qu’est ce qu’il lui avait pris de s’affaiblir de la sorte devant son plus grand prédateur ici, à Poudlard ? Il se le demandait. Il se mettait des claques intérieurement, tentant de se faire bouger. De ramasser sa chemise et de partir en courant pour regagner ses draps et s’endormir paisiblement dans les bras de Morphée. Il souhaitait se réveiller, maintenant, laissant cette mésaventure dans le monde des songes. Une fois de plus perdu dans ses réflexions, il se fit surprendre par Scorpius qui semblait s’être mis en tête d’avancer leur rendez-vous. Après un court passage à quelques centimètres de son visage, il envoya Narcisse s’écraser contre le mur de pierre le plus proche. Le choc fut rude pour lui. Ses jambes fléchir sous l’intensité du choc si bien qu’il se retrouva rapidement à genoux sur le sol. Il se redressa le plus rapidement qu’il put, ne souhaitant pas rester dans cette position soumise face à son adversaire. Même s’il reniait la violence, il ne se laissait pas abattre vite. A peine debout, Narcisse sentit ses poignets enserrés par les mains de Scorpius, qui les lui plaqua contre le mur, encore une fois. Lorsque les lèvres de Malefoy se collèrent à sa nuque, Narcisse ne put retenir un léger soupir traverser les siennes. Il l’écoutait parler, mais le contact de sa langue contre ses blessures agissait à la fois comme un baume réparateur mais également comme une morsure toxique d’un serpent vil et manipulateur. Un rire amer échappa à Narcisse.


      Narcisse – « Une vieille rancœur ? Tu oses la qualifier de vieille alors qu’elle dure depuis 5 ans maintenant. »


    Les tremblements du jeune homme ne faisaient que s’accentuer. Sentir le corps de Scorpius contre lui avait le don de rendre Narcisse fou. Ses jambes tremblaient de faiblesses, tandis que le reste était stupéfié par la peur et le désir. Tant de sensations contraires avaient pris place dans la tête du Jaune, qu’il ne savait plus vraiment à qui il s’adressait ou même, il ne mesurait plus vraiment l’ampleur de ses paroles. Le Serpentard poussait sa séance de torture à son apogée. Ses lèvres remontèrent le long de la mâchoire de Narcisse pour finalement s’arrêter à ses lèvres légèrement entrouvertes. Scorpius l’attirait, oui, mais pas au point d’en trembler comme une feuille. A cet instant, la peur l’emportait. Narcisse tombait dans l’effarement, mais l’autre ne semblait pas s’en rendre compte.


      Narcisse – « Arr… Arrête. Tu… T’es pas bien. Tu te rends pas… Compte de ce que t’es en train de faire… S’il te plaît, arrête. »



    Ce n’est pas tous les jours que Narcisse halète de cette façon. L’adrénaline dans son sang est dû à cette peur atroce que lui faisait subir Scorpius, doublée par cette envie de l’avoir encore et toujours contre lui. Cette contradiction était en train de le ronger de l’intérieur. Comme si cette suppression de liberté que Malefoy exerça déjà sur lui n’était pas assez. Néanmoins, il ne semblait pas entendre les supplications du Jaune. Narcisse sentit la main du Serpentard glisser dangereusement vers sa taille. La brutalité de cette traction lui valu une griffure sur la hanche. Peu profonde en apparence, mais creusant encore un peu plus les retranchements du Poufsouffle. A quoi bon tenter quelque chose ? Oui, il se résignait à son sort, il avait peur, mais rien n’irait à l’encontre de ça. Soudain, Malefoy se recula. Narcisse scruta l’obscurité un instant mais il ne vit pas son poing tout juste armé, prêt à s’abattre sur lui. En un instant, il se retrouva à terre, aux pieds de son agresseur. Une rengaine douloureuse, mais qui ne s’arrêterait pas de si tôt. La victime, toujours au sol, toussa légèrement, voulant se remettre les idées en place. Prenant le peu de courage qui lui restait à deux mains, Narcisse s’aida de ses mains pour ramper au sol et tenter d’échapper à la surveillance de Scorpius. Presque à quatre pattes, le Poufsouffle sursauta et se baissa lorsque la main de Malefoy se posa presque tendrement sur sa nuque et dans ses cheveux. D’une voix faible et presque inaudible, il répliqua.


      Narcisse – « Tu m’épuises Scorpius. Tu m’épuises et tu me tabasses. C’est quoi la prochaine étape ? Tu vas me battre à mort c’est ça ? Et ben vas-y. Fais toi plaisir. »


    Scorpius avait raison. Ils étaient seul, loin des cachots fréquentés par la majorité des élèves. L’heure était plus que tardive. Personne ne viendrait à sa rescousse, il le savait. Le prochain coup ? Ce n’était qu’une question de secondes. Déjà, Scorpius le remettait debout, enserrant son bras comme un loup se retrouve piéger dans ces pièges inhumains. Le dos nu de Narcisse se retrouva une fois de plus accolé au mur de pierre. La sensation de froid était incroyablement relaxante. Il ferma les yeux un instant. Lorsqu’il le laissa libre de se mouvoir, la tête de Narcisse retomba sans résistance sur son torse. Il était épuisé, mais la nuit ne faisait que commencer en ce qui les concernaient. Lorsqu’il trouva la force de la relever, il découvrit un Scorpius à moitié nu. Encore un de ses stratèges pour endormir sa méfiance. Le rythme des battements du cœur de Narcisse s’emballa lorsqu’il s’approcha à nouveau de lui. Cette fois-ci, il étaient à armes égales, ou presque. Le Poufsouffle le crut prêt à l’embrasser, leurs lèvres se retrouvant dangereusement proches. Mais au dernier moment, il se détourna, satisfait de son effet sur le pauvre garçon. Après avoir prononcé une phrase une fois de plus lourde en propositions, Scorpius effleura les lèvres du Jaune qui se sentit partir un court instant. Narcisse se laissa lentement glisser au sol, préférant le contact glacial de la pierre, au corps torride de Malefoy. Il se savait impuissant face à une puissance comme la sienne. Ses poils se hérissèrent et la température de son corps retomba un peu. Il entoura son poitrail de ses bras.


      Narcisse – « Te laisser faire quoi à la fin ? Dis moi ! » un temps. « J’en ai marre de toujours avoir… Peur de toi, de ton nom, de ton ombre. Dis moi clairement ce que tu comptes faire Malefoy. En agissant comme ça, tu… »



    Il laissa de nouveau sa tête retomber, une migraine venant de le saisir. En s’aidant du mur, il remonta à la hauteur du Serpentard et le dévisagea quelques secondes. C’est comme ça que tout à commencé. Une de ses mains quitta son flanc pour se tendre timidement vers le torse sculpté de Scorpius. Elle se rétracta une première fois, puis continua son chemin. Finalement, elle atteignit l’espace creux entre les deux pectoraux du jeune blond et descendit lentement, jusqu’à ses abdominaux puis jusqu’à la boucle de sa ceinture. Narcisse releva ses yeux pour croiser le regard de Scorpius.


      Narcisse – « Et on fait quoi maintenant ? »
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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Dim 2 Aoû - 14:56

Le rire de Narcisse produit un effet absolument innatendu sur Scorpius, innovateur même. Son rire morose et acide décrocha un véritable frisson de plaisir en la personne de son bourreau. Il ne répondit pas. Qu'est-ce qu'il aurait pu dire ? Il aurait pu s'excuser et employer un terme plus approrié, certes. Mais il s'agissait de Scorpius, pas de n'importe qui. De toute façon, le Serpent était bien trop occupé à se délecter de la véritable peur qui émanait du corps trempé contre lui. En un sens, sentir le pauvre Poufsouffle mort de peur avait pour effet d'augmenter l'excitation du vert et argent. Après tout, peu lui importait la manière, tant qu'il torturait Narcisse... Et visiblement, il y était allé plus fort que d'habitude cette fois. Et le pire restait à venir car leur jeu ne faisait que commencer. Et, tandis que son esprit pervers s'amusait déjà beaucoup, Narcisse se mit littéralement à l'implorer. Scorpius sentit son corps tambouriner encore plus fort contre sa poitrine tandis que son sang palpitait dans ses veines. Narcisse lui était totalement soumis et ça le rendait vraissemblablement mort de trouille. Il ne rêvait pas, Narcisse était presque en train de le supplier d'arrêter. Ce qu'il ignorait alors, — ou peut être était-ce la peur qui avait pris le dessus — c'est que cela ne faisait que conforter la vipère dans son sentiment de supériorité et son envie de le voir se plier sous le supplice qu'il lui infligeait. Il voulait que Narcisse le supplit d'arrêter encore. Le seul problème, et pas des moins contraignants, c'est qu'il ne savait pas s'il voulait le voir se tordre de douleur ou hurler de plaisir pour cela. Il se devait donc d'agir au plus vite et le frapper à nouveau lui sembla la meilleure des solutions.

Il le regarda alors se trainer misérablement au sol. A croire qu'il prenait son pied à le voir ainsi se faire tabasser. Le bourreau laisser sa victime tenter de s'éloigner, mais uniquement dans le but de frapper encore plus fort lorsqu'il la rattraperait. De plus, dans l'état où il était, Narcisse n'irait pas bien loin. Et lorsqu'il s'approcha pour plonger sa main dans ses cheveux, il ne fut pas surpris de le voir se retracter comme l'aurait fait un animal effarouché. Le seul inconvéniant pour le jaune, c'est que Scorpius ne comptait pas l'apprivoiser à des fins honorables. Bien sur, il devait déjà s'en douter mais il ne pouvait rien faire contre cette fatalité. En effet, plus les secondes passaient, et plus Scorpius remettait en doute la faculté de Narcisse à se relever et lui faire face. Il ne le ferait pas, tout simplement parce qu'il n'en avait ni la force, ni le courage, ni la résignation suffisante. Voila cinq ans que le jeune Malefoy s'était habitué à le voir se tordre de douleur sans rien dire et cela n'allait pas changer cette nuit là. Tout ce à quoi il lui semblait bon, c'était fuir où se soumettre.

« Tu m'épuises Scorpius. Tu m'épuises et tu me tabasses. C'est quoi la prochaine étape ? Tu vas me battre à mort c'est ça ? Et ben vas-y. Fais toi plaisir. »

La prochaine étape. Tandis qu'il ne relevait, son regard flamboyant se posa sur ses prunelles effrayées. L'idée de le battre à n'en plus pouvoir aurait pu le séduire s'il n'avait pas alors perdu son jouet favoris. Alors, non, ce ne serait certainement pas la prochaine étape, aussi tentante soit-elle. Le pauvre tenait à peine debout et tandis qu'il ôtait son haut, Scorpius se dit que, non, ce n'était vraiment pas la meilleure solution. Même s'il l'avait vraiment désiré, le jeu aurait été beaucoup moins excitant que celui auquel ils étaient d'ors et déjà en train de se livrer. Vu l'état dans lequel il était, le Poufsouffle n'aurait pas tenu plus de cinq minutes, si vraiment Scorpius avait voulu l'achever. Il était frigorifié, affaibli, chancelant et surtout soumis. Cette idée éveilla de nouveau les désirs de Scorpius qui se lêcha les lèvres. Non, il avait une autre idée, peut être encore plus épouvantable pour son partenaire. Les coups auraient peut-être été finalement préférable à la torture qu'il allait devoir affronter.

« C'est un tout autre plaisir que je compte m'offrir Narcisse, » répondit-il, une lueur carnassière effrayante dans le regard. « Tu n'as encore rien vu. Et ce que tu t'apprêtes à endurer te couperas sans doute l'envie de venir sous mon nez la nuit... »

Le tortionnaire laissa alors le jeune Brightside glisser le long du mur pour s'affaisser devant lui. Narcisse comptait déjà fuir le contact et cette pensée frustra automatiquement le blondinet. S'il croyait qu'il allait pouvoir le priver de son petit plaisir, il se trompait lourdement. Et l'erreur qu'il venait de commettre n'était pas sans conséquence. Car qui ne sait pas que montrer sa peur à son prédateur ne fait qu'animer encore plus son désir de mordre ? D'un regard fasciné, il entreprit de détailler la silhouette qui se recroquevillait par terre. Le corps humide et froid de Narcisse contre le sien, bouillant et fiévreux, était une sensation qu'il voulait regoûter immédiatement. La vipère avança d'un pas, prêt à recréer ce contact dont il était devenu si friant, mais Narcisse le coupa dans son élan.

« Te laisser faire quoi à la fin ? Dis moi ! » un temps. « J’en ai marre de toujours avoir… Peur de toi, de ton nom, de ton ombre. Dis moi clairement ce que tu comptes faire Malefoy. En agissant comme ça, tu… »

La bouche de Scorpius s'entrouvrit alors légèrement. Mais bien vite, l'expression de surprise fut remplacée par un rictus malsain. Il avait préféré ne pas exprimer explicitement ses envies. Premièrement parce qu'il n'était pas lui même sur de ce qu'il désirait, cette attirance pour le jeune homme totalement nouvelle, et secondement parce qu'il se plaisait beaucoup plus à voir Narcisse perdre la tête avec tous ces sous entendus. Sa main s'approcha alors de son torse et Scorpius réprima un frisson. Il parut hésiter, puis finalement, le contact surpris Scorpius. Quoi qu'imaginait Narcisse, il semblait lui même s'être fait une certaine idée. Il retrouvait là de nouveau son coté résigné. Il laissa la main glisser le long de son ventre et s'arrêter exactement au dessus de l'endroit critique. Peut être que toute réaction n'avait pas été défintivement anéantie. Cette preuve réjouit Scorpius qui ne comptait pas gagner la partie aussi facilement. Il lui posa alors une question, la question de plus. Et si, pendant un cours instant, le serpentard s'était laissé faire, en se contenta de dévorer des yeux le regard déterminé de Narcisse, il n'allait pas en être de même continuellement. Il était tant de reprendre les dessus et immédiatement. Scorpius attrapa la main balladeuse dans la sienne, son regard pervers luit dangereusement. Il caressa un instant le creux du poignet de l'imprudent et d'un geste brusque ôta la main. La claque partie toute seule et le revers de sa main vint frapper avec agressivité la joue de Narcisse. Ne laissant pas un instant au jeune homme pour souffler, la même main caressa cette même joue à présent rouge et meurtrie.

« Mais te faire mourir de peur... ou de plaisir, Narcisse. Ou peut être les deux à la fois... » répondit le ton insolant du vert de sa voix chaude et suave. « Ce n'est pas assez clair comme ça ? Tu as peut être besoin que je me montre plus explicite. »

Le ricannement glacial de Scorpius paraissait déplacé compte tenu de la chaleur qui se dégageait de son corps en ébullition. Son corps fiévreux se colla contre celui de Narcisse et un soupir de plaisir s'étrangla dans sa gorge. S'il avait besoin de se faire une idée plus précise, Scorpius allait lui donner ce qu'il attendait. Son rire s'évanouit, le silence dérangeant s'installant de nouveau entre eux. Un silence dont Scorpius savait qu'il allait bientôt être brisé, par nul autre que Narcisse. Et pour cela, il allait enfin laisser libre cours à ses pensées malsaines. Ses lèvres brulantes de désir se plaquèrent brutalement à celles du pauvre innocent. Instantanément, il émit un très inaudible soupir de plaisir et un violent frisson lui parcourut l'échine. Ses gestes se faisant pressant, ses mains emprisonnèrent la taille fine du jaune pour l'attirer contre lui. Il mordit alors la lèvre inférieure du brun jusqu'au sang pour se frayer un accès et tandis que sa langue endiablée s'infiltrait pour venir torturer celle de son homologue, il sentit l'autre se raidit contre lui. Le voila qui commençait à se débattre avec plus de force et de motivation que précédement. Un sourire de satisfaction se glissa sur les lèvres très affairées du Serpentard tandis qu'une de ses mains glissaient sur les fesses recouverte par ce jean lui aussi trempé. La frustration fit ainsi son grand retour. Scorpius du glisser son autre main sur la nuque du poufsouffle qui devenait de plus en plus intenable pour laisser l'autre jouer avec la ceinture de Narcisse mais il n'eut guère le temps de mettre son projet à exécution. Peut être s'était-il laissé trop vite emporté... quoi qu'il en soit, Narcisse venait de réussir à s'arracher enfin des griffes de son bourreau. Scorpius se retrouva, haletant et rongé par l'excitation, devant un Narcisse qui semblait prêt à fuir sur le champ. Cette fois, c'est le vert et argent qui tremblait de tout ses membres. Une seule idée lui trottait dans la tête, le désir l'aveuglant... prendre ce corps fragile ici même, contre ce mur, et ne pas regarder au reste. Mais il ne pouvait pas s'aider si rapidement à la tentation... ils n'avaient pas encore exploré tous les terrains de jeu qui s'offraient à eux. La voix de Scorpius s'éleva alors, dans le silence pesant et malgré la température surélevée qui émanait de son excitation, ses paroles furent froides et cruelles :

« J'aurais du m'en douter... le petit Narcisse est mort de trouille... J'ai l'impression d'avoir affaire à un gamin. Il va donc falloir que je me montre plus menaçant si je veux que tu te montres plus coopérant, c'est ça ? Ou bien je ne suis pas ton genre ? Peut être que je ne prend pas assez d'innitiatives... Parce que, ôte moi d'un doute, tu n'es pas du genre à les prendre toi en général ? Parce que, que ce soit le cas ou non, ce n'est pas l'impression que tu m'as donnée... »

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Dim 2 Aoû - 16:12

    Scorpius ne le laisserait jamais en paix. A peine Narcisse esquissait un mouvement, que le retour de flamme était déjà amorcé. La main du Poufsouffle venait seulement de finir sa course sur le torse du Serpentard qu’il la sentit saisit par une de ses mains. Narcisse releva des yeux neutres, qu’il croyait implorants. Finalement, il parvenait plus ou moins à contrôler les assauts des différents émotions qui le submergeaient doucement. La main de Scorpius claqua sans ménagement sur la joue déjà rougit par le son poing. Elle revint dans l’autre sens, mais elle y déposa une caresse défiant toutes celle de ses conquêtes passées. Narcisse n’en croyait pas ses yeux. Son pire ennemi lui disait de manière équivoque qu’il voulait effectivement passer la nuit avec lui. C’était digne des plus grandes tragédies cornéliennes. Cette fois-ci, il était littéralement perdu, il ne comprenait pas l’attitude provocante du Vert et Argent qui se complaisait dans la souffrance de celui avec qui il souhaitait faire l’amour, au moins une fois. Sentir son souffle chaud frôler sa peau nue l’empêchait de réfléchir pleinement. Le corps chaud de Scorpius s’accola de nouveau à celui de Narcisse qui se retint de laisser entendre un soupir. Soudain, les lèvres du Serpentard se retrouvèrent prise dans une bataille avec celle du Poufsouffle. Dans les premières secondes, Narcisse n’émit aucune plainte. Ce baiser lui plaisait, bien qu’il ne veuille pas se l’avouer complètement. Il sentit ensuite cet instant partir dans une très mauvaise direction le concernant. Les mains de Scorpius s’attaquèrent violemment aux hanches fines de Narcisse qui se trouvait dans une position telle qu’il pouvait difficilement se défendre. Il comprit lorsque le goût de son sang si familier en présence de Scorpius s’installa dans sa bouche. Sa lèvre inférieure avait été atteinte et elle laissait un passage assez grand pour permettre à la langue de son assaillant de venir s’emmêler avec la sienne. Instinctivement, Narcisse redevint aussi immobile que du marbre et tenta à présent de se libérer de l’étreinte traîtresse de Malefoy. Ses mains affaiblit par le froid et la peur s’appuyaient contre les épaules musclés du jeune blond qui ne voulait pas se rendre. Sa tête étant immobilisée par les lèvres actives de Scorpius, il ne pouvait pas s’en servir pour mettre fin à ce baiser du diable en personne. La satisfaction du Serpentard se ressentit jusque dans son sourire. Les mains entreprenants de Malefoy se retrouvèrent en un instant record sur son arrière train, bienheureusement encore protégé par son jean trempé. Profitant de cette petite brèche, Narcisse secoua la tête, mais une des mains se replaça derrière sa nuque et le força à rester en place. L’autre quant à elle retrouva son ancienne place sur la ceinture du Poufsouffle qui, par un miracle, parvint à se soustraire à la vigilance de Scorpius. Il tomba à terre une fois de plus, se servant de ses mains abîmées pour amortir sa chute contre les pierre. Alors que son agresseur continuait d’avancer tout en parlant, Narcisse lui s’appliquait à rester à une distance raisonnable, ne prenant pas le temps de se relever. Ses mains glissaient contre les pierres, s’écorchant et n’aidant plus vraiment le jeune garçon qui tentait en vain de reprendre son souffle. Sa main retrouva le contact familier de sa baguette magique. Sa raison étant altérée par la peur de l’homme en face de lui, son réflexe premier ne fut pas de le blesser, mais bel et bien de continuer à se frayer un chemin. Il prononça un « Allohomora » et la grille rouillée lui bloquant le passage s’ouvrit. Il parvint, non sans mal, à se remettre debout, après avoir glisser plusieurs fois sur le sol humide. La voix de Scorpius se répercutait sur les murs de la salle. Narcisse avait l’impression qu’il se trouvait tout autour de lui. Un de ses plus grands cauchemards prenait vie dans ce débarras rempli de tables, de bancs, de choses ayant servi il y a des années de ça. Le silence oppressant qui s’installa rapidement entre eux ne laissait rien présager de bon pour lui. Il s’activa, il devait trouver un endroit où se cacher pour lui échapper. Une pierre mal enfoncée eu raison de lui. Narcisse trébucha, sa baguette lui échappa et sa tête vint heurter le sol bien trop vite pour réagir. Il sentait le sang couler au rythme des battements de son cœur. Connaissant Scorpius et son projet macabre, cette vision n’allait que le rendre encore plus pressant et encore plus violent. Sans perdre trop de temps, il opta pour le bureau, dans un coin de la pièce. Il se cacha derrière le plus grand pan de bois et cala sa tête dans l’angle. Là, il pouvait souffler un peu.

      Narcisse – « Expliques moi. Dis moi pourquoi tu me pourchasses comme ça ? Qu’est ce que j’ai fais exactement pour mériter ça ? »


    Il laissa échapper un soupir de douleur audible de toute personne présente à cet instant. Y compris le rat qui sortit de son trou pour partir en courant dans la direction qui avertirait Malefoy de la présence de Narcisse dans ce recoins misérable. Oui, c’était le mot. Il était d’ailleurs tout autant approprié à la situation du jeune homme à cet instant. Réduit à se cacher entre un bureau miteux et un mur de pierre poussiéreux, recouvert de toile d’araignées. Ses tremblements se calmèrent un peu et il sortit légèrement la tête afin de voir par dessus le bureau. Malefoy se tenait au milieu de la pièce, incroyablement attirant. Le regard de Narcisse fut attiré par autre chose cependant. Une lueur étrange qui ne ressemblait pas à celle de la torche qui se trouvait à l’intersection la plus proche. Un « Lumos ». Il en était convaincu. Scorpius était de dos, il ne le voyait pas et la lumière se faisait de plus en plus intense. Il se replongea dans son obscurité et son cerveau fonctionna comme jamais. Trois choix s’offraient à lui. Le premier était de courir le plus rapidement possible vers ce sort pour ne plus être seul avec Malefoy et éventuellement lui échapper. Le second, rester planqué là, attendre que la personne responsable de cette lumière surprenne Malefoy et le dénonce. Ou alors… Le protéger. Cette idée était alléchante, mais elle signait également son arrêt de mort. Car le seul moyen de le protéger à présent, c’était de lui sauter dessus et de se retrouver à terre, sans bouger pour éviter de se faire repérer. Il fallait faire vite. Se maudissant pour la fin de sa vie, Narcisse se leva, s’aidant du bureau et amorça sa course vers Scorpius. Il l’attrapa au niveau de la taille et la rapidité suffit à les projeter dans la bonne direction. Ils passèrent au dessus d’un autre meuble et Scorpius dû avoir le plaisir de trouver un matelas tandis que Narcisse récolta le sommier en pin. Le choc le renvoya cependant au dessus du corps du blond qui ne semblait pas vraiment se rendre compte de ce qui se passait. Ce fut une sorte de retournement de situation qui s’opéra. Narcisse plaqua une de ses mains sur la bouche de Malefoy, lui faisant signe de se taire. Le meuble les protégeant n’était pas très haut et il dû se baisser contre Scorpius. Prudemment, il releva la tête et constata que ce qu’il avait pris pour un Lumos était en faite Peeves qui cherchait sûrement à tuer le temps. Même après que le fantôme aveugle, il n’avait pas vu leur chemise, soit parti, il laissa sa main plaquée sur la bouche du Serpentard. A croire qu’il était schizophrène, Narcisse changea radicalement de comportement, mais pour peu de temps. Il savait qu’il n’aurait pas longtemps le dessus.


      Narcisse – « Tu voulais que je prenne des initiatives c’est bien ça ? Alors attends avant de me frapper. A moins que tu ne désires voir Peeves se ramener ici et qu’il se donne un malin plaisir à raconter tout ça à Baxter. »



    Finalement, il se résigna à se lever et s’assit au bout de lui. Malefoy tenait trop à sa réputation pour tenter quoi que ce soit tant que Peeves serait dans les parages. Il avait droit à un peu de paix. Paix qui ne durerait que quelques minutes, il en avait conscience. Son regard se reporta sur la source de ses problèmes et il lui trouva un charme sans pareil lorsqu’il n’avait pas cette expression carnassière sur le visage. Il se contenait, ça se voyait. Mais il restait beau. Autant s’enfoncer jusqu’au bout. Narcisse n’aimait pas faire les choses à moitié. Scorpius était resté allongé. Il n’eut qu’à pivoter légèrement pour pouvoir avancer doucement sur le lit et se replacer au dessus de lui. Profitant de ce moment d’accalmie et donc, sans protestation, Narcisse s’assit précautionneusement sur le bas ventre du Serpentard. Ses mains partirent à la découverte de son corps, encore méconnu et s’aventurèrent sur les contours de ses muscles. Lentement, elles remontaient jusqu’à la gorge de Scorpius. Elles sentaient le flot de sang qui passait par la jugulaire. Ses pouces vinrent caresser ses joues douces et humides. Sans plus attendre, Narcisse se pencha, plaçant une de ses mains sur le matelas, à côté de la tête de Malefoy. Et plus il se penchait, plus il avait du mal à réprimer cette envie violente de l’embrasser à nouveau. De goûter à ses lèvres. Ce fut chose faite. Leurs lèvres entrèrent de nouveau en contact. Narcisse était loin d’être aussi violent que Scorpius. Il donnait donc à ce baiser une dimension totalement nouvelle. Détendu, passionné. S’il s’arrêtait, ce n’était que pour recommencer de plus belle, quelques secondes plus tard. Sa langue vint suivre le schéma de ses lèvres, ne laissant pas une parcelle de celles-ci à part. Ce moment de presque soumission de la part de Malefoy ne durerait plus longtemps. Narcisse abandonna les lèvres du Serpentard, mais il continua d’embrasser ses joues, sa mâchoire puis son cou.
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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Dim 2 Aoû - 16:40

Narcisse s'arracha avec tant d'ardeur à ce baiser qu'il s'effondra à nouveau par terre. Scorpius ne supportait pas qu'on lui résiste, or, l'être effarouché qui se trouvait à ses pieds tentait à présent de le fuir en rempant innexorablement vers le fond du corridor. La baguette de son comparse échappa à l'attention du prédateur qui avançait lentement en continuant de déverser son flot de paroles empoisonnées sur sa victime qui cherchait vainement à fuir. Il le regardait s'évertuer à s'éloigner de lui le plus vite possible, dérappant à chaque geste, trébuchant à chaque mouvement, avec une certaine allégresse. Mais le beau brun n'irait pas loin, un obstacle l'arrêterait rapidement, et ça, Scorpius l'attendait avec impatience. A quoi bon courir alors pour le rattraper. Trop sur de lui, Scorpius se rendit donc trop tard de son erreur. Si la baguette de Narcisse lui était sortie de la tête, son propriétaire ne l'avait pas oublié et une bouffée de colère vint embuer ses yeux lorsque la grille s'ouvrit en grinçant, donnant à sa proie l'échappatoire tant rêvée. Alors, bien sur, Narcisse était maintenant définitivement piégé. Mais, aux yeux du serpent, il était beaucoup plus frustrant d'avoir à jouer à ce stupide jeu de cache-cache pour le retrouver. Résigné à le laisser s'épuiser à courir encore un peu, Scorpius le laissa se relever, profitant de la vue, tandis que le jaune glissait plusieurs fois avant de se redresser. Mais déjà, le voila qui retombait par terre avec fracas — la peur sans doute. En tout cas, la baguette qui lui échappa des mains ne fut pas annodine aux yeux vifs du jeune Malefoy mais il aurait bien le temps de s'en occuper plus tard. La vision qui s'étendait sous ses yeux retenait toute son attention. Narcisse, aux prises avec lui même, tentait de fuir, étendu de tout son long, le visage horriblement ensanglanté. Ses forces semblaient le quitter peu à peu mais malgré tout, mort de peur, il essayait de s'éloigner le plus possible de la source de sa terreur. La réalité frappa alors le vert et argent avec beaucoup plus de force qu'elle ne l'avait en cinq ans. Il semblait terroriser véritablement le petit garçon étendu devant lui. Même si Scorpius était horriblement pressé, il décida pourtant de faire quelques pas vers la baguette et e pencha avec un calme infini pour la ramasser pendant que, dans son dos, Narcisse se cachait derrière un vieux bureau.

« Expliques moi. Dis moi pourquoi tu me pourchasses comme ça ? Qu'est-ce que j'ai fais exactement pour mériter ça ? »

Scorpius se redressa avec une lenteur infinie. Le jeu devenait on ne peut plus sérieux et déjà, il réfléchissait fermement à sa réponse, un autre de ses sourires tordus naissant. Alors que la réponse s'imposait dans son esprit, un soupir de douleur s'échappa sur sa gauche. La vipère se tourna immédiatement dans la direction du bruit et, malgré l'obscurité, distingua un rat, filant dans la direction opposé. Il fit un pas dans la direction indiquée, se mettant à jongler d'une main avec la baguette de celui qui se retrouvait à présent à sa merci et il ne put s'empêcher de répondre de son ton sadique et amusé :

« Tu m'intriguais, » répondit-il simplement, comme si ces mots pouvaient suffir à justifier cinq ans de tortures abjectes. « Et j'avais raison, tu n'es pas comme les autres. Il n'y a que toi pour jouer à cache cache à notre âge... et malheureusement pour toi... je t'ai trouvé... »

Il appuya volontairement sur les trois derniers mots, savourant ce fait indéniable. Oui, il l'avait trouvé, et Narcisse s'était réfugiait dans la seule cachette sans issue qu'il avait pu trouver, se retrouvant à la merci de l'horrible serpent qui darda son regard sur la cachette du pauvre garçon. Mais avant qu'il n'ait le temps de s'approcher, de contourner le bureau, ou encore de le prendre par surprise, Narcisse bondit de sa cachette. Scorpius ne put contenir son sceptisme quant à ce retournement de situation, cependant, il n'eut pas son mot à dire. La victime avait déjà bondit sur son chasseur et le serpentard en eut le souffle coupé, tandis que tous les deux étaient projetés par dessus un autre bureau, semblable à celui qui avait servi de cachette à l'enfant pourchassé. La violence du choc coupa momentanément le souffle du Serpent qui ne s'apperçut même pas que leurs deux baguettes s'envolaient quelque part dans la pièce. Mais ce qui se passa ensuite dépassait encore plus la raison que le geste inexplicable du poufsouffle. Alors que Scorpius s'était effondré sur un vieux matelas, il entendit Narcisse rebondir avec violence sur le sommier en bois et se retrouver sur lui. Ainsi, à la manière de l'arroseur arrosé, le dominant devenait dominé. Néanmoins, avant que Scorpius puisse protester, la main écorchée du beau brun se plaqua sur sa bouche. Il eut alors une sale impression de déjà vue, si ce n'est que les rôles s'étaient inversés. Il chercha donc le yeux de Narcisse du regard — un regard surpris et perçant, — bien décidé à comprendre. La proximité qui les unissait faisait tourner la tête de Scorpius qui ne songeait même plus à ôter cette main de son visage. Le désir étouffé refit surface mais il était presque paralysé.

« Tu voulais que je prenne des initiatives c'est bien ça ? Alors attends avant de me frapper. A moins que tu ne désires voir Peeves se ramener ici et qu'il se donne un malin plaisir à raconter tout ça à Baxter. »

La lumière éclaira enfin cette douce folie et Scorpius hocha imperceptiblement et très lentement la tête de gauche à droite, menaçant l'insolant du regard. Il faut dire que son petit ami lui était totalement sorti de la tête. D'ailleurs, il n'avait pas occupé ses pensées de la soirée, se faisant encore plus oublié dès lors où Scorpius avait croisé le regard de Narcisse. Jusqu'à ce qu'une autre fatalité s'impose à lui. S'il en croyait Narcisse, ce dernier venait de lui sauver la peau en sauvant la sienne par la même occasion. Comment avait-il pu songer à lui sauver ainsi la mise alors qu'il aurait pu le laisser se faire prendre seul, ou pire, il aurait pu dénoncer ses horribles agissements. Cette fois, il ne songea pas à lui répondre, ni même à lui donner raison. Il ne pouvait rien faire et préférait se taire, de peur d'attirer l'attention, ce qui lui aurait été fatale. De toute manière, Narcisse se détournait déjà. Son beau visage à présent ensanglanté se détourna de lui puis c'est le jeune homme tout entier qui lui tourna presque le dos pour s'éloigner de lui et s'asseoir plus loin. Ce fut à cet instant que Scorpius se rendit compte qu'il mourrait d'envie de lui sauter dessus à son tour pour que le contact de leurs deux corps opère de nouveau. Alors que cette idée séduisante lui plaisait de plus en plus, Narcisse se retourna de lui même et ce qu'il fit prétrifria tout bonnement son agresseur qui écarquilla les yeux lorsqu'il vint se positionner sur la partie de son anatomie la plus brûlante. Une fois de plus, ses yeux l'interrogèrent, mais il n'y avait plus trace de menace au fond de ses pupilles d'émeuraude. Ses mains écorchées et griffées glissèrent alors sur lui. Petit à petit, le corps de Scorpius s'éveilla de nouveau, chaque centimètre de sa peau brûlant du plus incandécent des feux... du plus indécent aussi. Lorsqu'elles s'arrêtèrent sur son visage, il n'osait toujours pas bouger. C'est là qu'il se décida.

Les lèvres de Narcisse se posèrent avec une extrême douceur sur les siennes, comparé à ce qu'avait été leur premier baiser que le serpent lui avait arraché avec violence. Le blond tressaillit à se contact. Ses veines étaient remplies à présent d'un sang en ébullission, Scorpius ne parvenait plus à comprendre. Une de ses mains plongea dans ses cheveux à nouveau, l'autre frôlant son dos à plusieurs reprises. Il ne trouvait rien de censé à ce baiser qui le faisait bien plus frémir que de nombreux qu'il avait reçu auparavant. Le baiser que lui donnait le poufsouffle devenait d'ailleurs dangereux, mais Scorpius ne pouvait se résoudre à le rompre, si bien qu'il se cambra légèrement pour réduire un peu plus la proximité du baiser. Narcisse payerait tôt ou tard pour lui avoir infligé pareille supplice, et la vengeance allait être dévastatrice. Pourtant, toute idée de vengeance faillit le quitter lorsque les lèvres ensanglantées glissèrent sur sa peau pour venir s'occuper de ses joues et sa machoire. Les baisers étaient doux, mais déterminés, passionnés, mais précis et Scorpius se maudissait intérieurement de se laisser faire. C'était à lui de mener la danse, et en aucun cas il ne devait lui laisser croire qu'il avait une chance d'en réchapper. Surtout que la présence du fantôme n'y était plus pour rien, celui-ci s'étant très probablement évanoui depuis longtemps. Seule sa non-maîtrise de lui même comptait à présent, à l'image de la colère qu'il se vouait, à l'égal de la haine qui lui lascérait les entrailles envers le salopard qui était en train de le rendre fou sous les assauts de ses baisers.

Le Serpentard sortit alors soudain de sa torpeur, comme on sort d'un rêve. Ses mains délaissèrent le corps de son tourmenteur pour venir aggriper ses épaules et il le repoussa brutalement, mettant fin à la douceur de ses baisers. Le corps déjà tant fragilisé de Narcisse percuta de plein fouet la surface de pierre et Scorpius retrouva son sourire, bien que l'assurance n'était pas totalement au rendez vous. Il voulait jouer à qui rendra l'autre le plus fou ? Ils allaient jouer. Sans préavis, Scorpius attrapa les chevilles de son beau brun et tira pour le faire sortir de là, constatant une nouvelle fois que son jean venait les déranger. Il se promit de s'en occuper plus tard. Mais Narcisse semblait soudain offrir résistance. Sa sourde peur avait du refaire surface en même temps que le serpentard avait retrouvé ses esprits. Et le jeu pervers et malsain reprenait de plus belle, alors que Narcisse s'accrochait de toute ses forces au matelas, ses mains impuissantes glissant à la surface de celui-ci, tentant de trouver la moindre prise. Scorpius en vint pourtant rapidement à bout. Il en profita pour le retourner, lui qui était toujours à plat ventre et lui administrer une autre claque, toute aussi magistrale que la première.

« Ne me dis pas que tu as cru qu'on allait en rester là ? Jamais ! » Et il cria ce mot, tout en abattant avec force ses mains sur le matelas, de part et d'autre de sa proie qui se recroquevilla. « Jamais je ne laisserai un petit salopard avoir raison de moi aussi facilement ! Même si je dois avouer que tu te démerdes plutôt bien... »

Il avait prononcé ces dernières paroles à la manière de celui qui congratule la manière de jouer d'un camarade. Mais son ton était contredit par son sourire pervers. Il se redressa alors lui tourna le dos. Il tenait tout de même à lui laisser un peu de répis. S'il l'achevait immédiatement, il ne pourrait jamais obtenir ce qu'il désirait tant. Et puis, aussi abjecte que lui était cette idée, il avait envie de goûter encore et encore ses baisers interdits. Il se dirigea donc vers la grille, constatant au passage qu'il avait fait tombé sa baguette, mais ne prit pas le temps de s'en formaliser et repoussa la grille à la main, obstruant ainsi le dernier espoir de Narcisse de prendre la fuite. Or, lorsqu'il se retourna, Narcisse ne se trouvait plus au bord du lit et, dans un accés de fureur, Scorpius du admettre que le beau brun disposait de plus de ressources qu'il ne l'avait cru. Il avait d'ailleurs du profiter du bruit de la grille pour s'eclipser ailleurs dans l'immensité de la salle.

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Narcisse E. Brightside

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Dim 2 Aoû - 18:21

    Etait-il en train de déposer les armes ? Sûrement pas, mais Narcisse saurait apprécier ce moment qu’il savait dorénavant rare et précieux. Les mains de Scorpius parcouraient son dos, le caressant avec ou sans une ardeur prononcée. Elles se prenaient dans ses cheveux bruns, faisant naître des frissons d’excitation à la base de sa nuque blanchit par le froid. Cette fraîcheur était permanente dans les cachots, mais le contact prolongé avec sa chemise trempée l’avait rendu moins supportable. A vrai dire, il ne restait presque plus de trace de son accident, si ce n’est son jean qui allait mettre un certain temps à sécher. Mais d’ici là, quelque chose lui disait qu’il n’aurait plus à s’en soucier. Ce moment paisible trouva sa fin lorsque Scorpius repoussa violemment Narcisse, prenant appui sur ses épaules frêles. Comme à l’accoutumée, le Jaune se retrouva à terre avec violence et mit quelques secondes a retrouvé ses esprits. Ce court instant ramena Brightside sur terre, et avec lui, sa peur inconsidérée de Malefoy. Il venait à l’instant de lui saisir les chevilles. Narcisse essaya de se débattre, mais rien n’y fit. Ses mains cherchèrent alors une prise, quelque chose qui pourrait l’aider et la seule qui s’offrit à lui, ce fut le matelas. Tournant le dos à Scorpius, il essayait de rester accrocher du mieux qu’il pouvait à ce satané matelas. Bien entendu, la force lui manquait et ses mains n’arrangeaient rien. Rapidement, et sans vraiment comprendre comment, il se retrouva face à lui et se prit une seconde claque, toute aussi puissante que la première. La seule différence résidant dans le faite qu’aucune caresse remarquablement douce ne la suivait. Malefoy ne faisait qu’imposer sa supériorité en s’amusant à terroriser sa victime. Narcisse ne cessait de trembler. La peur avait reprit sa place et il n’y avait qu’une chose qui comptait : sa survie. A choisir, il préfèrerait se faire traiter de tous les noms les plus insultants pour le restant de ses jours plutôt que de rester coincé dans cette pièce avec Scorpius encore deux minutes. Mais cela ne dépendait pas de lui. L’attirance qu’il avait pour le Serpentard semblait être réciproque et le contenu de cette nuit était entre les mains de Malefoy et non entre les siennes. Si cela devait être sa décision, il y a longtemps que Scorpius et Narcisse se serait lancer dans une séduction sans pareille. Un jeu avec sa part de perversité, mais également un côté passionné que Narcisse aimait ajouter à ses nuits. Cela était sur, s’ils en arrivaient à ce que Narcisse désirait ardemment au plus profond de lui, Scorpius serait loin d’oublier leur petite escapade nocturne dans les cachots. Le Jaune secoua la tête afin de reprendre pleinement fonction de lui-même et s’aperçut que son geôlier lui tournait le dos. Se sachant impuissant face à lui, la possibilité de l’assommer se révéla inenvisageable. Il opta pour la lâcheté. Il avait honte, mais il voulait préserver sa vie assez longtemps pour pouvoir goûter au corps de ce prince déchu. Le plus silencieusement du monde, il se releva, passa par dessus le meuble survoler quelques minutes auparavant et scruta l’obscurité de la salle pour y déceler une meilleure cachette que la précédente. Le bruit de la grille le fit sursauter et il en profita pour trouver refuge sous une chaise en bois miteuse. Sous cette chaise, il constata rapidement qu’il pouvait bouger, s’enfoncer un peu plus sous les déchets de bois. Cette couverture lui offrait le loisir d’en savoir plus sur les intentions du beau blond.

      Narcisse – « Je t’intriguais hein ? Moi qui pensais que j’avais offensé ta petite personne en soutenant ton regard… En y repensant, tu devais le vouloir meurtrier ce regard. Mais la première fois tu m’as fais rire. »


    Il avait conscience que ce qu’il racontait mettrait Scorpius en rogne et qu’il frapperait encore plus fort qu’au début. Mais il fallait que quelqu’un le mette face à son ego, quelqu’un qui tire son portrait devant lui, afin d’en faire ressortir les défauts, les imperfections de ce personnage. Il était vil, cruel mais incroyablement attirant. Ce charme irrésistible qu’il exerçait sur Narcisse était sûrement une variante du syndrome de Stockholm. Il se prenait d’affection pour celui qui le martyrisait sans relâche. Mais est ce qu’il avait eu le choix après tout, de tomber sur un jeune sorcier aussi beau que Scorpius ? Il n’allait certainement pas s’en plaindre, mais le prix à payer pour un moment, que l’on pourrait qualifier de tendre si ça n’avait pas été cet élève en particulier, était beaucoup trop élevé au goût du Jaune. Contre toute attente, il pouvait se mouvoir aisément dans cette pièce remplie de matériels scolaires qui semblaient tomber en poussière. Son corps fin devenait un atout non négligeable. Il entendait Scorpius lui parler, il l’entendait bouger, tentant de repérer sa proie avant de fondre sur elle pour se délecter de sa souffrance. Narcisse porta sa main droit à son visage, examinant les blessures les plus récentes. Son crâne s’était arrêté de saigner, mais sa lèvre était toujours à vif. Il suffisait que Scorpius décide de l’embrasser avec la même violence pour qu’elle se remette à saigner et qu’il sente encore son sang couler lentement le long de sa gorge. Ce petit jeu de cache-cache était amusant à ses yeux, mais s’il ne voulait pas faire entrer son adversaire dans une rage noire, et donc incontrôlable, il ferait mieux de sortir de sous cet amas de vieilleries. Délicatement, il s’extirpa de sous les meubles, atterrissant par chance dans le dos de son ennemi. Il avança sans bruit jusqu’à lui puis, dans un geste parfaitement maîtrisé et d’une précision imbattable, il déboucla cette ceinture qui lui barrait un passage qui n’était que trop alléchant. Qui a dit qu’il ne savait pas prendre d’initiative ? Tirant un grand coup sur le morceau de cuir, il la retira des passants de son pantalon et l’envoya dans un même mouvement, à l’autre bout de la pièce. Les deux jeunes garçons mesuraient la même taille. Il n’y avait donc aucun problème de ce côté là. La bouche de Narcisse vint frôler l’omoplate de Scorpius, puis continuait son chemin dans son cou, pour finalement trouver refuge juste derrière son oreille, à la frontière de sa tignasse blonde. Ses mains, quand à elles, n’avait de cesse de parcourir son corps. Elles ne se lassaient pour ainsi dire jamais d’un tel spectacle.

      Narcisse – « Frappes moi encore si tu veux. Mais tu ne fais que repousser l’instant fatidique. Je sais que tu le veux aussi. J’ai peur, certes, mais j’ai l’habitude. Toi, en revanche, tu ne sembles pas habitué à ce genre de situation. » lâcha-t-il dans un murmure continu.


    Sa phrase achevée, il se recula, s’attendant à ce que Malefoy lui assène une fois de plus un coup d’une violence inouïe. Son cœur battait à tout rompre et ses mains tremblaient à l’idée de le toucher encore un fois. La peur l’animait, mais le désir prenait le pas. Narcisse continuait de reculer, immanquablement, il se retrouverait piéger, comme avant. Seulement, aucun sortilège ne pourra le sortir du pétrin dans lequel il s’était fourré. Pourquoi être resté ? Il aurait dû savoir que s’exposer à Scorpius ne lui amènerait rien de bon. Mais il ne le regrettait pas autant qu’il essayait de s’en convaincre. Sans cette ambiance morbide et cette farce de Peeves, rien de ceci ne serait arrivé. Il lui devait une fière chandelle pour le coup, mais il attendrait la prochaine fois le remercier. Il reculait encore et toujours et se trouva adossé à un autre mur de pierre. Malefoy lui, continuait d’avancer. Le peu de courage qui s’était alors frayé un passage dans l’esprit de Narcisse s’évanouit à la vue du regard que ce dernier lui lançait. Il n’avait visiblement pas apprécié la petite blague du Jaune et semblait déterminé à le frapper un fois de plus. Et le coup ne se fit pas attendre. Le poing du Serpentard s’enfonça dans son ventre avec tellement de facilité que Narcisse en eut le souffle coupé. Une main sur son abdomen, et l’autre à terre pour avancer, il ne pouvait que ramper dans une direction. Sa témérité le perdrait. Visiblement, Scorpius ne voulait pas s’adonner aux plaisirs charnels tout de suite. Le Poufsouffle trouva refuge dans un coin, éloigné du Vert et Argent. Ses mains enserrait son ventre, appuyant pour faire taire la douleur qui se propageait inlassablement. Des plaintes passaient le pont de ses lèvres. Il ne pourrait pas supporter ce traitement plus longtemps, il le savait. Il se sentit alors esseulé. Plus seul que jamais. Ses parents voyageaient continuellement, sa sœur avait quitté Poudlard. Ses véritables amis étaient couchés et il y avait peu de chance pour qu’ils passent par ici et tiennent tête à Scorpius. Il était livré à lui-même, face à ce tourmenteur. Ses jambes remontèrent contre sa poitrine et il se recroquevilla le plus possible, comme s’il souhaitait pénétré dans ce mur et échappé à Malefoy. Sa gorge se noua. Il lutta contre cette atroce vérité un instant, mais il fut trop rapidement noyé par cette peur qu’il gardait enfouie depuis le début de cette attention si particulière que lui vouait le Serpentard. Cette fragilité, peu de personne la connaissait. Sin, Eve, peut être. Et encore, ils ne se parlaient plus. Narcisse se cachait derrière ses genoux alors que les larmes roulèrent sur ses joues. Il se cachait parce qu’il ne voulait pas que Scorpius jouisse de cette preuve de faiblesse. Car cette fois, il ne jouait pas la comédie. Il était secoué par ses sanglots qu’il ne pouvait réprimer. Il était à bout de force et ça, Malefoy le savait. Ou bien il s’en rendrait compte, dès l’instant où il comprendrait qu’il était en train de pleurer. Narcisse se trouva face à une désillusion. Elles étaient de plus en plus fréquentes en ce moment. Mais celle-ci, elle le concernait directement. Il n’était pas aussi résistant qu’il le pensait. Dès l’instant où il s’était renfermé sur lui, il s’était cru fort, incassable. Il tombait de haut ce soir.
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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: Re: (X~) Na`&Sco. &Le cauchemar prend vie sous la forme du plus désirable poison.   Lun 3 Aoû - 14:52

La fureur de s'être laissé duper prit le dessus sur toutes les idées perverses et les désirs sexuels de Scorpius. Ces derniers referaient sans doute tôt ou tard surface, et probablement pas au bon moment. Le serpent tenta donc de se focaliser sur sa proie. Ses yeux vifs et calculateurs parcoururent rapidement l'étendue de la salle. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin. Or, Scorpius avait besoin de cette aiguille. Il n'aurait su l'expliquer, le contact du corps du Poufsouffle contre le sien avait développé une sorte de dépendance qui le mettait dans une rage noire lorsqu'il se trouvait loin de lui. Que ce soit d'ailleurs pour le frapper ou prendre possession de ses lèvres, peu importe la torture qu'il lui infligeait. De colère et de dépis, le vert et argent se mit à mordiller sa lèvre inférieure, tentant de localiser grace à un bruit ou un mouvement sa cible, mais il échoua autant de temps qu'il resta dos à cette grille. Etant donné qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où avaient attéries leurs baguettes, — et cette pensée insuffla un peu plus de puissance à sa colère —, le jeune homme entreprit de chercher lui même. La voix de Narcisse retentit bientôt. Les yeux de Scorpius se voilèrent alors dangereusement. Comment cet insolant avait pu oser lui dire une chose pareille ? L'effronté semblait vouloir jouer avec sa vie, à le provoquer ainsi. Ainsi, il l'avait fait rire ? Avec un plaisir vengeur, Scorpius se remémora pourtant la scène inoubliable de leur premier rendez-vous et Narcisse qui s'écroule à ses pieds en se tordant de douleur. Décidément, il n'avait pas ri bien longtemps, et Scorpius allait se charger de le lui rappeler le plus rapidement possible. La colère lui fit presque perdre la tête et, alors qu'il rencontrait un premier obstacle, le beau blond ne fit ni une, ni deux. Ses mains attrapèrent le vieux bureau et d'un geste il l'envoya hors de son chemin avec fracas. Le bois usé vola en éclat à l'endroit où le meuble vint cogner la pierre.

« Je t'ai fait rire ? Voyons voir combien de temps tu riras cette fois ! » Cracha t-il, animé par une fureur dévastatrice.

Aux débris du bureau en décomposition s'ajoutèrent les cadavres de deux chaises en paille que Scorpius n'eut aucun mal à ejecter de son passage. Il tomba alors sur un vieux coffre humide. Ses mains soulevèrent le couvercle, une expression de triomphe sur le visage qui fondit lorsqu'il découvrit un amas de vieux livres poussiéreux. Un cri de frustration et de rage se mêla au bruit que produisit la malle en se retournant avec fracas. Scorpius paraissait devenir un peu plus fou à chaque pas qu'il faisait. Ses mains couraient de surface en surface, fouillaient les moindres recoins sans relâche, exploraient la plus petite cavité, envoyaient voler en éclat les objets les plus inutiles qui obstruaient son passage.

« Allé allé Narcisse, sort de ta cachette. On ne joue plus, on a passé l'âge et tu le sais, » reprit-il, sa voix vibrante de colère.

Et à chaque pas, il traquait avec plus d'ardeur et de folie le pauvre poufsouffle qui devait être mort de peur, tapis dans sa cachette de fortune. Mais traquer ainsi Narcisse avait un prix et petit à petit, le souffle de Scorpius se faisait de plus en plus haletant, il s'essoufflait. C'était à croire que l'autre tentait de l'épuiser à son tour. C'est pourquoi, après avoir retourné un quatrième bureau, le jeune Malefoy s'arrêta un instant. Il plaqua une de ses mains contre ses yeux pour s'inciter au calme. Le beau brun allait lui faire perdre la tête à ce train là. Et c'est alors que, comme sorti d'un rêve, une présence se glissa dans son dos. Scorpius se figea, ses yeux s'ouvrant de surprise tendit qu'une main ôtait d'un geste visiblement expert sa boucle de ceinture. Et lorsque celle ci glissa le long de ses reins pour finalement voler plus loin, son corps reprit feu pour redevenir le brasier humain se consumant de désir qu'il avait été quelques secondes plus tôt. Les lèvres meurtries de Narcisse vinrent de nouveau s'amuser du corps du beau blond qui crut un instant perdre définitivement la tête. Que n'aurait-il pas donné pour se retourner et l'embrasser à pleine bouche. Et pourtant, il se l'interdisait formellement, rageant intérieurement de se laisser faire. Narcisse le rendait faible et par la même occasion, hors de lui. Les mains qui dansaient sur son corps lui faisait oublier la véritable raison de sa venue ici. Et lorsque la raison parvenait à reprendre le dessus quelques secondes, Scorpius, qui brûlait de désir, s'approchait à chaque fois un peu plus de l'horrible explosion de colère. Il faillit pourtant définitivement s'abandonner à son sort lorsque la bouche de Narcisse vint taquiner son cou. Et Scorpius but ses paroles, comme un amant aurait bu les propositions salaces de son partenaire, comme un amant se serait résigné à subir les pires outrages. Jusqu'à ce qu'un nouvel éclair de lucidité parvienne à se battre contre sa folie. Narcisse essayait de le destabiliser, de lui faire croire qu'il n'avait pas la situation en main, il voulait lui faire croire qu'il avait mieux saisis l'empleur du jeu que lui. Il s'était trompé. Et s'il voulait qu'il frappe à nouveau, il allait être servi, car la rage de Scorpius éclata de nouveau.

Son amant interdit interrompit ses caresses endiablées alors que le serpentard se retournait, les yeux luisant d'un regard meurtrier. Et s'il pouvait lire la peur sur le visage de Narcisse, il sentait aussi son désir. C'est avec un plaisir jubilatoier à nouveau qu'il constata que Narcisse s'était encore fourvoyé quand au calcul de son issue et Scorpius, lâche comme il l'était, en profita immédiatement. Aussitôt le corps frêle et désirable emprisonné contre lui, le coup de poing s'enfonça dans l'estomac du jeune homme qui s'effondra en poussant un cri de douleur. Scorpius avait mis toute sa rage dans ce coup, en signe de vengeance. Cette fois, il ne tenta pas de pourchasser sa victime qui rampait de plus en plus difficilement, hoquetant et gémissant sous les assauts répétés de la douleur. Narcisse était de toute façon bien trop faible pour s'éloigner. Il le laissa se trainer misérablement dans un coin de la pièce, toujours sous son regard meurtrier, écoutant avec attention chacune de ses plaintes, chacun de ses soupirs de douleurs et bientôt, il entendit tout autre chose. Il approcha du corps agité de tremblements et d'une autre chose alors que celui-ci se recroquevillait et ce furent des sanglots déchirant qui lui parvinrent aux oreilles. Cette nouvelle le frappa étrangement. Son estomac se contracta désagréablement, la colère vint lui brûler les yeux, mais il ne comprit pas parfaitement pourquoi. Il baissa les yeux sur la silhouette qui se lamentait dans des sanglots véritablement désespérés. On eu dit un petit garçon à jamais brisé. Voila, Scorpius venait de briser le plus précieux de ses jouets. Et il ne sut alors dire si sa colère était vouée à la poupée en lambeau qui se tordait à ses pieds ou envers lui même, pour avoir apporté si peu de considération à ce qu'il considérait comme son bien. Des idées toutes plus incensées lui traversèrent alors l'esprit. La plus étrange fut sans doute la suivante. Scorpius se pencha, attrapa les bras de Narcisse et le força à se relever, sans la moindre douceur certes, mais le geste suivant était suffisament invraissemblable pour lui épargner d'être doux. Il força le jeune homme à s'asseoir sur le bureau le plus proche et écarta ses jambes faibles et tremblantes. Sans demander l'avis de leur propriétaire, il s'imiça entre ces dernières et, comme il l'avait fait plus tôt dans la soirée, il attrapa le menton de son homologue entre ses doigts fins et le força à le regarder. Mais le regard de Narcisse fuyait celui, inquisiteur, de son bourreau. Et Scorpius n'allait pas supporter cela longtemps. Déjà que la vue des larmes ruisselant sur le visage du beau brun le mettait en horreur, si celui-ci refusait de croiser son regard, il allait devenir littéralement fou. Il le malmena donc un instant, le forçant à le fixer droit dans les yeux, mais ce qu'il attendait avec tant d'espoir ne venant pas, il décida de changer de méthode. Sa main lâcha le menton du poufsouffle pour venir se positionner, tout comme l'autre, sur ses épaules. Il le repoussa alors sans ménagement pour le forcer à s'allonger sur la surface place et emprisonna ses poignets qu'il maintenu à proximité de la tête de leur propriétaire.

« Pourquoi pleures-tu alors si c'est une habitude ? » Demanda t-il, le ton moqueur, le contemplant avec délectation de toute sa hauteur. « Tu n'as pas encore compris que je maitrisais bien mieux la situation que toi. Je domine encore, tu perds, c'est un fait. Tu aurais du t'y résigné plutôt au lieu de te berner d'illusions... Comme si tu pouvais avoir la moindre chance face à moi ! » Déclara t-il avant d'éclater d'un rire bref et glacé. « Tu vas perdre à nouveau... et tu en redemanderas encore Narcisse. »

Le prédateur fondit alors sur sa proie, avec, en guise de serres ascérées, des baisers torrides à en donner le vertige dont il couvrit le torse, puis le coup, le visage et chaque partie haute du corps de son homologue. Sa bouche retraçait à la perfection chacune des courbes de son corps, mordillant, lêchant, embrassant chaque centimètre carré possible. Le désir de Scorpius se réveilla à nouveau et il décida de réduire à nouveau la proximité. Un hoquet de plaisir s'échappa de ses lèvres lorsque leurs entre jambes se touchèrent et il ne put s'empêcher de revenir attaquer sauvagement les lèvres tant convoitées du jeune homme. Il lâcha ses poignets et ses mains glissèrent le long de son corps pour venir enlever la ceinture qui leur faisait obstacle à nouveau. Narcisse gémit alors de plaisir, excitant d'autant plus Scorpius qui interrompit un instant ses baisers fous pour cracher de sa voix rauque et fière :

« J'ai encore gagné. Tu es trop faible Narcisse, beaucoup trop faible. »

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