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 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D

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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Sam 18 Juil - 20:22

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      « Qui pisse loin ménage ses pompes.
      Mec pourquoi tu dis ça ?
      J'en sais rien, j'trouvais ça cool, c'est tout. »


Cette journée aurait pu commencer d'une manière extravagante, grandiose, originale... Puis elle aurait pu être haute en couleur, explosive, pleine de rebondissements... Une journée si extraordinaire qu'on aurait commencé à la raconter par la formule si célèbre « Il était une fois... » Mais non, rien de tout ça. Lorsque Scorpius ouvrit un œil ce matin là, autant dire qu'il aurait pu resté couché, personne n'aurait vu la différence. Enfin si ! Ses professeurs, ses amis sans doute, peut être même une petite partie de Poudlard ? Bon, à bien y réfléchir, Scorpius avait bien fait de troquer son boxer contre son uniforme et de partir en cours.

« Sortez un parchemin et une plume immédiatement ! Vous avez deux heures pour me pondre 40 centimètres sur l'amorthensia, le célèbre filtre d'amour. Le premier qui parle se prend un T d'office ! »

Ou pas. C'est ainsi que le jeune homme avait passé une journée vraiment banale, ordinaire voir même chiante à en mourir. Et lorsqu'il fit part de cette impression à ses amis à table, à l'heure du diner, il n'en fut que plus accablé. Des haussements de sourcils et des exclamations surprises lui répondirent à tous les coins.

« Tu rigoles ? J'ai eu un Optimal en Sortilège aujourd'hui ! Un O.pti.mal ! Tu te rends compte ? Mon premier de l'année ! S'exclama une gourde de septième année.
On est que le jeudi de la première semaine, marmonna Scorpius en retour, se renfrognant.
Et Lisa a accepté de sortir avec moi ! S'exclama un de ses plus proches amis, un sourire béa et stupide accroché aux lèvres.
Eurk ! Range ton sourire mon gars, tu fais peur ! Moi j'ai juste eu le temps d'appercevoir une... commença t-il à grogner mais on le coupait déjà :
Et puis t'as pas vu ? Le sal gamin de Gryffondor qui faisait son malin le jour de nos sélections au quidditch ! Il s'est fracturé le les deux poignets aujourd'hui même en trébuchant sur un balais ! S'extasit un de ses autres potes.
Ô joie, Merlin a décidément été trop clément avec nous aujourd'hui... ajouta Scorpius d'un air sombre.
Et puis, cette journée était particulièrement bien compte tenu du fait...
Merci Mary ! Merci vraiment de me couper l'appétit ! La coupa net Scorpius en se levant, un immense sourire hypocrite et blasé aux lèvres. Je crois que je vais vous laisser discuter joyeusement de cette sublime journée et descendre dans la salle commune pour attaquer ce génial devoir de 50 centimètres de métamorphose ! Matière qui, rappelons le, est tout simplement grandiose ! »

Sur ces mots, et délaissant derrière lui son sourire à deux noises, Scorpius se dégagea du banc et gagna la sortie de la salle commune. Mais bien vite il s'apperçut qu'il n'était pas seul à avoir délaissé son assiette de soupe aux légumes *plat qui est, je cite : exquis, formidable, et en accord parfait avec cette heureuse journée !*. Octavio, son meilleur ami, franchi les portes de la grande salle en même temps que lui. Lui ne paraissait pas d'avoir passé une journée particulièrement bonne ou mauvaise mais peut être n'avait-il pas préféré écouter débattre des moments digne de figuré dans le best of de cette superbe journée du début de ce génialissime mois de Septembre. En y repensant, le vert et argent en eut presque la nausée. On aurait dit des Serpentard qui s'essayaient à parler le Poufsouffle — vachement crédible. Il accorda pourtant un sourire à son ami et tous deux redescendirent dans les cachots.

Une fois dans la salle commune, étrangement peu peuplée *ils doivent tous être en train de fêter cette journée hors du commun avec des Gryffondor*, le jeune Malefoy se jeta sur un canapé de cuir émeuraude et fixa le sol de marbre noir.

« Manquerait plus qu'on vienne me faire chier et j'aurai passé la meilleure journée de ma vie, » ironisa t-il en se tournant vers Octavius.

Et comme pour accompagner ses paroles, la porte de la salle commune s'ouvrit. D'après vous, combien y avait-il de chances pour que la personne qui soit entrée PAR HASARD à cet instant, soit là pour se joindre aux deux jeunes hommes histoire d'égailler leur journée ?


Octavio ?
J'ai pas fait super long, parce que je pouvais qu'introduire l'autre glandu & au cas ou faut modifier ♥

_________________
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» I'm Ur worst better Nightmare



Dernière édition par Scorpius H. Malefoy le Mar 28 Juil - 22:11, édité 8 fois
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Octavio M. Goyle

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Sam 18 Juil - 22:16

    « Attention les Serpys, aujourd'hui c'est jeudi, et c'est notre premier jeudi de l'année, c'est pas beau ça ? Allez on se lève, et on se motive pour passer une bonne journée. Personnellement j'ai mon cours de sortilèges et enchantements là, ça ne m'enchante pas trop mais on fait avec.. Mais je ne suis qu'en première année, vous avez quoi vous ? »
    « Je vais à mon cours de ta gueule ou t'auras affaire à moi. »
    « Oh, attention, Monsieur n'est pas du matin.. C'est comme ça tous les jours, histoire que je me prépare à.. »
    « Stupéfix ! »

L'élève qui n'arrêtait pas de parler s'immobilisa immédiatement, et tomba à la renverse. Cela faisait quatre jours que les élèves étaient ici. Trois réveils, trois réveils qui était devenus des cauchemars. On avait l'impression que le petit avait une pile dans le corps, parce qu'il était totalement increvable. Non, Octavio se réveillait généralement de bonne humeur, il n'était pas méchant ou quoique ce soit. Mais il avait un certain rythme, il ne fallait pas le brusquer, et ne pas lui parler, ou du moins le minimum, dans les dix minutes où il se réveillait. Mais là, le petit nouveau bouleversait totalement les habitudes qu’il avait depuis six ans, et ça, il ne le supportait plus.. Oui, en trois jours il avait réussi à ne plus encadrer quelqu’un, il va de plus en plus vite dis donc ! Mais il se demandait toujours comment ce petit morveux avait pu être accepté dans cette maison ? C’est vrai, on avait l’impression qu’il était toujours de bonne humeur, qu’il adorait aller en cours, et qu’il voulait énerver toute sa maison. Mais le jeune homme avait quand même moins de doutes que la veille, avant qu’il ne le voit s’énerver contre un Gryffondor et lui mettre la tête dans des toilettes. Là, il respectait, lui n’avait jamais fait ça en première année, juste à partir de sa troisième.
Après, Octavio Goyle n’était pas quelqu’un qui voulait être de mauvaise humeur toute la journée. Même s’il y avait quelque chose qui n’allait pas, il essayait de se remonter le moral un minimum, et de passer une bonne journée en s’amusant un peu. Mais c’est vrai que là, depuis qu’il y avait le casse-pied de service, il avait du mal à décrocher un sourire. C’est donc dans cet été d’esprit qu’il se leva finalement de son lit, après avoir profité quelques minutes du presque silence qui régnait. Oui, presque, car il y avait quand même le bruit de ses camarades qui se levaient encore, se préparaient et tout le reste. Le jeune Serpentard ne se faisait pas trop de soucis pour cette journée. Il avait déjà réussi à faire taire le perroquet de service, ça compensait le mal qui était fait. Et puis il allait trouver quelque chose pour lui redonner le moral, il se faisait confiance.

Après donc s’être préparé très rapidement, pour avoir le temps d’admirer l’élève encore à terre, Octa’ se rendit à toute vitesse dans la Grande Salle pour prendre son petit déjeuner. Mais bien sûr, la chance n’avait pas l’air de lui sourire, il n’avait pu manger qu’une bouchée du gâteau qu’ils proposaient quand les professeurs se levèrent, ce qui signifiait que les cours allaient bientôt avoir lieu. Mais lui il voulait manger son gâteau, il avait vraiment faim là. Apparemment, les réveils brusques ouvrent l’appétit, mais il préfèrerait ne pas avoir faim à vrai dire. Il mangea donc à une vitesse incroyable ce qu’il avait dans l’assiette, sous le rire d’une Poufsouffle de cinquième année qui trouvait amusant le fait qu’il se dépêche. Mais lui, il n’avait rien remarqué, trop préoccupé par le fait de ne pas arriver en retard en cours. Non non, ne croyez pas qu’il adorait son cours de potions.. Enfin si, il l’aimait beaucoup, mais ce n’était pas pour ça qu’il était pressé. C’était juste le fait qu’il était déjà arrivé en retard la veille, que la professeur ne lui avait rien dit, alors il ne tenait pas à faire cette erreur une deuxième fois en deux jours. Alors il mangea ce fameux gâteau, en s’essuyant rapidement la bouche. Puis, prenant son sac à dos avec lui, il commença à courir vers la sortie de la grande salle, en bousculant en passant.. Le petit qui l’avait réveillé. Bah mince alors, il était déjà debout, c’était un costaud celui-là. Mais bien heureusement pour Octavio, il avait l’air d’être encore totalement à l’ouest.

Midi. Les cours étaient enfin finis, enfin pour la matinée. En prime, ils avaient même eu le droit à un devoir surprise, si c’était pas magnifique ça. Tout ce qu’il voulait, là, maintenant, c’était enfin se poser quelque part et être dans le calme. Mais voilà, avec la chance qu’il avait aujourd’hui, il eut une petite surprise en allant près de la table de Serpentard. Il avait sa place habituelle, près de certains amis, en face de toutes les autres tables pour avoir un œil sur tout, comme il aimait, et au bout, près de la porte d’entrée, pour pouvoir aussi guetter toutes les allées-venues. Oui, je sais, on dirait une commère, mais c’était tellement marrant ! Enfin bref, lorsqu’il arriva, il vit que sa place était prise. Par qui ? Non, pas par le petit qui l’avait réveillé, sinon là il en aurait vraiment bavé. Non, c’était un jeune de troisième année si je ne m’abuse, qui avait cru pouvoir squatter avec lui. Octavio le regarda, et eut un petit rire très narcissique en démarrant la conversation :

    « Je crois que tu es à ma place limace »
    « Jolie rime Vivi, et je n’ai pas vu ton nom marqué.. »
    « Alors déjà, la prochaine fois que tu m’appelles comme ça tu deviendras un gnome avant de comprendre quelque chose. Et ensuite, ça fait six ans que je suis ici, c’est pas toi qui va m’apprendre quelque chose.. »
    « Désolé, mais je ne bougerai pas. Trouve-toi un autre coin pour manger et laisse-moi tranquille. »

Alors ça, c’était franchement la meilleure ! Un petit de troisième année qui faisait le malin face au jeune Goyle. Là, s’en était trop. Il avait l’impression qu’aujourd’hui, tous les Serpentards se prenaient pour les rois du monde, et le pire c’est qu’ils s’en prenaient à des personnes-même de leur maison. Octavio eut un réflexe trop tentant. Les assiettes étaient toutes remplies de purée de citrouille, enfin ça en avait l’air en apparence. Le jeune homme sortit sa baguette, et murmura une formule, qui ressemblait à « Wingardium Leviosa ». On put voir donc l’assiette creuse de l’insolent lui arriver littéralement dans le visage, avec le rire de toute la foule à côté. Quand il retira l’assiette, sa figure ressemblait à un film d’horreur, mais avec de la citrouille à la place du sang. Octavio ne put s’empêcher d’exploser de rire, mais un rire qui fut très bref. Quand il vit un de ses professeur venir vers lui, il sentait que la retenue était pour lui. Voilà, il n’avait pas réussi à tenir plus de quatre jours sans se faire prendre, c’était lamentable. Mais bien heureusement, il eut moins pire..

    « Goyle, je vous donne deux possibilités. Ou vous sortez de la salle, ou vous aidez le jeune Dick à se nettoyer et.. »
    « Non, c’est bon, je crois que j’ai choisi, ne gaspillez pas de salive.. »

Et voilà comment le jeune homme sortit de la Grande Salle, applaudit par quelques Serpentards, mais aussi des Gryffondors, qui apparemment n’aimaient pas trop celui qui était devenu recouvert de nourriture. Tant pis, il ira plus tard dans la cuisine pour se chercher à manger. Mais lui qui pensait qu’il allait s’ennuyer seul dans la salle commune, pendant que tout le monde mangeait, le voilà rejoint par Scorpius. La mauvaise matinée qui venait de passer allait être recouverte par un début d’après-midi probablement meilleur avec son meilleur ami. Lui, avait plutôt l’air énervé, mais Octavio n’y faisait plus trop attention. Non pas qu’il s’énervait souvent, mais avec tout ce qu’il se passait ici, ils avaient connu toutes les émotions possibles. Le jeune Goyle ne préférait pas trop le chercher, de peur d'accentuer sa colère, alors ils allèrent en silence jusqu'à la salle commune de Serpentard, dans les cachots. Il se dirigea comme à leur habitude sur le canapé convoité par tout le monde, et que pour une fois ils peuvent avoir sans se battre. C'est à ce moment-là qu'il entendit de la part de son meilleur ami « Manquerait plus qu'on vienne me faire chier et j'aurai passé la meilleure journée de ma vie, ». L'étudiant haussa des épaules, puis dit avec le sourire :

    « T'inquiètes pas, on trouvera quelqu'un contre qui se défouler.. »

A ce moment-là, on entendit une porte grincer, quelque part autour d'eux. Etait-ce quelqu'un qui était encore dans les dortoirs, ou une autre personne qui rentre dans la salle commune, en venant des couloirs ? Peut-être la personne sur qu'ils allaient se défouler ? Non, il ne faut pas s'en prendre à ceux de sa maison, et vu qui va arriver, ça ne sera pas elle.. En tout cas, pas pour Octavio.
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Druella I. Rosier

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Dim 19 Juil - 2:51



Saviez-vous qu’à peu près soixante pour cent de la communication entre les humains est non verbale ? Cela signifie qu’un geste, les regards, mais aussi la façon dont on se comporte, dont on interagit avec les autres, de mêmes que les Tics ou les Tocs sont, en quelque sorte, des dérivés de la parole, sauf qu’eux, toutes ces preuves infimes que ce que nous pensons se répercute sur tout notre être, jusqu’à notre chair et à ses habitudes, ne peuvent mentir, à contrario des phrases et des mots, traitres, qu’adoptent beaucoup de gens, de nos jours. Pas que la situation ne s’y prêtât pas. En fait, c’était même une période idéale pour les amoureux des intrigues farfelues où mentir est presque devenu comme une devise : la guerre rend, effectivement, tous les péchés permis.

En fait, aujourd’hui était un jour peu ordinaire et excellent pour se concentrer sur ces fameux soixante pour cent. Et l’importance de ce jour n’apparaissait sans doute qu’à une seule élève de l’école, celle qui se l’était imaginée, d’ailleurs. Outre le fait que ce soit la veille de sélections de Quidditch, ce qui avait le don de rendre tout le monde absolument insupportable et lunatique, nous étions également le jeudi. Et pas n’importe quel jeudi, mais le premier jeudi de la rentrée scolaire, du premier mois de l’année de sa dernière année, à elle, à Poudlard. La demoiselle étant en effet en septième, comme Drake par exemple, mais de ce fait légèrement plus âgée que d’autres condisciples de sa maison, tels que son meilleur ami ou son futur E. Alors si le fait qu’on soit le premier jeudi de sa dernière année de cours semblait si fondamental pour la brune, c’était pour une raison toute simple : nous étions le quatrième jour de la semaine, nombre qui coïncidait à la perfection avec le nombre de ses plus gros tracas, qui flottaient tels des nappes d’huile sur un océan, à la surface de sa pensée, parfois lointains, et parfois tellement proches qu’ils en devenaient écœurant, poisseux dans son esprit où ils prenaient une place disproportionnée et inquiétante, dévorant, brûlant toute autre pensée qui aurait pu surgir.

Soit, toute cette agitation personnelle déplaisait considérablement à Druella, qui n’avait pas la moindre envie de s’accorder ne serait-ce qu’une seconde pour creuser ces quatre fameuses idées, qui consistaient en : le mariage, de plus en plus distinct dans le futur, qui était arrangé entre elle et le petit Scorpion, premièrement. Ensuite, l’épineux problème de savoir ce qu’elle allait faire l’an prochain : pourrait-elle continuer à jouir de tous les privilèges d’être une gosse de mangemort si, elle-même, refusait d’en devenir une par dégoût de la simple idée de faire du mal aux autres alors qu’elle avait le choix de l’éviter ? Elle en doutait sérieusement. Un choix s’imposerait donc. Ce qui soulevait son troisième problème : quelle part de cette ombre qui embaumait sa vie et l’existence même du monde était-elle prête à tolérer, pour coïncider avec son sens de la justice, d’une part, et son besoin de mettre ses priorités égoïstes en avant, d’autre part ? Et finalement, une question reliée à toutes les autres, sous-entendues dans chacune de ses angoisses et qui représentait le sommet de sa crainte : combien d’amis devraient-elle perdre au cours de cette année et à la fin de celle-ci ? Parce que l’héritière Rosier, bien qu’émettant des réserves sur les réels sang-de-bourbe, n’avait pas trop rechigné à lier amitié avec des Sang-mêlé. Et tout autant de Sang-pur qu’elle appréciait réellement. Or si elle, pour l’instant, pouvait aller de l’un à l’autre dans son choix, fatalement, elle perdrait la moitié de ces gens : la moitié de ses souvenirs qu’elle devrait oublier pour continuer d’avancer sans trop de peine, la moitié de son cœur qu’elle devrait délaissée pour ses convictions.

Ce qui faisait qu’aujourd’hui lui semblait être une journée plutôt maussade. Elle avait conscience de ces questions, mais essayaient de les rejeter aussi fort que possible de son esprit, de se laisser distraire par tout et rien à la fois pour ne pas y penser. Surtout pas. C’était tellement plus simple de se dire que, de toute façon, ça ne la concernait pas, qu’elle était une privilégiée. Et ç’avait été si longtemps vrai que … Comment prendre conscience de tous les enjeux de cette dernière année si brusquement ? Elle n’en avait aucune idée et préférait l’ignorer encore le plus longtemps possible. Alors, pour se distraire, elle observait les gens, regardaient la manière dont ils bougeaient, ce qui les caractérisaient, trahissaient leurs pensées secrètes. Elle en était fascinée, ce qui lui permettait de se laisser porter par des pensées sans conséquence, simples et naturelles. Reposantes. Du moins jusqu’à un certain point parce que plus la fin de la journée approchait, et plus cet effort inconscient pour rester sereine lui pompait toute son énergie au point que la Vert & Argent dû en écourter son diner, trop fatiguée et ne désirant qu’une seule chose : aller se reposer. Le sommeil aussi était simple, parfait, vide : elle aurait donc gagné une journée complète d’insouciance.


La demoiselle passa le mur nu qui gardait l’entrée de sa salle commune et fit quatre premiers pas – chiffre décidément symbolique aujourd’hui, avant de reconnaître un visage amical. Elle se dirigea alors sans plus attendre vers lui, persuadée qu’il serait meilleur que tout, même un bon somme, pour la rendre heureuse. Un sourire s’épanouissait déjà sur ses lèvres, ravie, tandis qu’elle se dirigeait vers Octavio Goyle, son meilleur ami, quand elle avisa son voisin sur le canapé : Scorpius Malefoy. Alors, sa marche s’arrêta, une simple seconde, l’infime temps d’une hésitation rapide, mais une durée suffisamment longue pour que tous deux l’aient constaté.

Et durant cette seconde, avant que Druella ne se remette en marche vers eux, elle constata avec beaucoup de force ce qu’elle avait observé toute la journée chez les autres : son propre langage corporel. Ayant vu le blond, ses épaules étaient déjà en partie tourné dans une direction nouvelle de celle où elle s’était dirigée initialement : le dortoir des filles. Son sourire s’était d’ailleurs un peu calmé, refroidi par la simple vue de l’héritier de la très influente famille de sang-purs blonds. Tout dans son attitude prouvait qu’elle n’avait aucune envie d’avoir à faire avec lui. C’était tellement transparent que, le temps que cette infime seconde, qui pourtant lui sembla immense, s’écoule, elle eut le loisir de s’empourprer, gênée d’être si transparente, contrairement à tous les autres Serpents, toujours maîtres de leurs pensées.

En même temps qu’elle franchissait les derniers pas la séparant de ses deux condisciples, un véritable flot de pensée la submergea, avec en priorité celle de son mariage prochain avec le meilleur ami de son meilleur ami. Révélation qui submergea d’ailleurs toute les autres, tandis que la jeune femme fut prise d’une bouffée de pure jalousie. Elle s’arrêta devant le canapé, enleva ses chaussures hautes noires, simples, imposées par l’école, restant alors en bas. Elle les déposa devant un fauteuil près du canapé le plus convoité de la salle commune, suffisamment grand pour trois et où se tenaient actuellement, tels des rois, ses deux confrères. Elle bazarda sur le fauteuil précédent sa besace, sa cape qu’elle retira d’un geste vif et son pull gris dont les bords étaient brodés aux couleurs de l’excellence de sa maison, afin de se retrouver en jupe noire plissée, simple et en chemise blanche toute aussi simple dont les manches étaient relevées jusqu’au coude. Geste qui avait de multiples utilités, dont le fait de la faire être à son aise, premièrement, et la faculté de donner l’illusion qu’elle se sentait en sécurité, sereine, comme en pleine possession des lieux : pour couper le souffle à ce blond, là. Son futur E/ Alors, elle se pencha près d’Octavio, lui sourit et posa une main sur son flanc pour le pousser gentiment vers Scorpius.

Car, en effet, il ne restait sur le canapé sacré qu’une seule place, entre eux deux, que Druella s’interdisait formellement de prendre. Alors elle allait réorganiser ça à sa façon : selon ses propres souhaits.

    « Salut, Vi’. Tu me fais une place, s’il te plait ? »

Elle laissa une nouvelle seconde s'écouler, le regard fixé sur son mi, avant de tourner la tête, regarder Scorpius. Faire une minuscule ébauche de sourire, terne et insipide, plus poli que sincère.

    « Bonjour, Scorpius. »

Et elle continua à accompagner le mouvement de son ami, pour qu’il glisse vers la place libre, à côté de Scorpius. Elle poussait de toutes ses forces, consciente que sa force de moineau n’aurait un impact sur lui que s’il le voulait bien. Quand, enfin, elle vit un espace suffisant pour se placer, elle s’insinua immédiatement dedans, se coulant entre Octavio et l’accoudoir pour être aussi loin que possible de Scorpius tout en étant à tout prix sur le canapé : tout plutôt que de les regarder tous les deux y être et, elle, en être exclue. Mais elle était diablement mal assise, Octavio n’ayant qu’à peine bougée, elle se sentait absolument compressée entre sa carrure et l’armature du meuble. Douloureux, donc. Alors, ni une, ni deux, Druella balança ses pieds depuis le sol, jusqu’au-dessus des genoux de son meilleur ami, se tournant pour regarder vers lui et que son dos soit contre l’accoudoir arrondi, tandis qu’elle déposait ses jambes en travers de celle de Goyle.

Ah, là, c’était parfait. Elle soupira de bien-être, se laissa tomber en arrière, son dos roulant en même temps que l’accoudoir, lui donnant une posture étrange, fort pliée, mais qui ne dérangeait nullement la brune, à l’aise. Quand elle se redressa, elle adressa néanmoins un petit sourire timide au brun, lui signifiant de la pardonner, s’il le voulait bien. Elle ne doutait pas une seule seconde que s’il estimait qu’elle avait dépassé les limites … D’ici une seconde, elle serait proprement jetée à terre, Merlin l’en préserve. Elle se tortilla un peu encore, histoire de s’assurer sa place en s’ancrant un maximum dans les replis du divan avant de s’autoriser à prendre la parole. Mais pour dire quoi ? Tout ce qu’elle aurait voulu dire, elle ne l’aurait pas dit en face de ces deux garçons. Druella ne parlait avec personne de la guerre, absolument personne. Qui aurait été apte à écouter ses idées sans tenter de la faire pencher d’un côté de la balance plutôt que de l’autre ? Elle y réfléchit quelques secondes, pinçant les lèvres et fixant le marbre noir de la salle commune. Octavio était pour l’instant un excellent rempart entre elle et Scorpius. Pourvu que ce dernier ne parle pas, d’ailleurs.

    « Alors. » Une pause. Que dire ? Elle n’avait rien à dire à Scorpius aujourd’hui. C’était pas son jour pour le voir, ça la rendait triste. Mais tant à dire à Octavio, par contre. « J’ai remarqué que cette année, ça semblait vraiment être la saison des amours. Léa sort avec un type, il paraît. Enfin, on s’en fou un peu. Vous, il y a du neuf ? »

Demanda-t-elle, histoire de débuter la conversation, redoutant la réponse de l’un et l’autre des garçons. Elle n’avait strictement aucune envie qu’Octavio ait quelqu’un : il passerait moins de temps avec elle. Déjà qu’elle devait le partager avec Scorpius. D’un autre côté, que pouvait-elle souhaiter de mieux, à son ami que cela ? Rien et elle le lui souhaitait d’ailleurs. Pour ce qui est de Scorpius, s’il avait été dans une idylle, cela l’aurait soulagée d’un poids, pour un temps du moins. Mais d’un autre côté : quelle humiliation cela serait pour monsieur et madame Rosier qui avait confié la vie de leur fille à un garçon qui s’affichait avec d’autres. Rien que pour cela, s’il disait oui, elle en serait malade.

D’un coup, ça lui paraissait être une très mauvaise idée de conversation. Mais comment faire ? Elle ne voulait pas parler de ça ! Ses propres paroles s’entrechoquèrent aux leur. Elle était si gênée, si tarte. Elle rougit encore, d’embarras.

    « Non, en fait ce que je voulais dire c’est : il faudrait qu’on fasse un truc ensemble. Maintenant. L’année est déjà commencée et j’ai l’impression que tout le monde se disperse, mais ce n’est pas le moment. »

Dans ses mots maladroits, incertains, timides ont pouvait décelé quelque chose de tacite dont on n’aurait pourtant jamais trouvé la trace dans aucune conversation passée de la jeune femme : la trace du sujet de la guerre, sous-jacent entre chacun de ses mots, posé comme une ombre sur sa phrase, son besoin de faire quelque chose avec eux. Un aveux tu, que ses pensées avaient imprimées sur ses mots, sans qu’elle ne s’en rende compte, tellement cela l’avait tracassée, mais aussi sur ses gestes, tandis qu’elle exprimait avec ses mains, tenues devant son visage, deux entités côte à côte qui partaient chacune d’un côté. La guerre qui divise les amis.

J'ai essayé de donner plusieurs pistes de début pour notre sujet, et d'apporter un maximum d'éléments pour qu'on puisse construire ça, d'où la longueur ridiculement excessive.

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[list][list]
[/list:u][list]princessbloomy @ LJ
Cauze I got no reason
to apologize, That's my
generation. I don't need
to say I'm sorry. It's not
so complicated. So listen
up, That's my generation.

The who - my generation
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[/list:u]
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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Dim 19 Juil - 13:35

Voila enfin quelque chose qui le mettait de bonne humeur. La réponse de son meilleur ami eut le mérite de le faire sourire. Visiblement, si lui aussi se trouvait là, c'est qu'il n'avait pas passé la journée la plus extraordinaire qu'il soit. Cela étant, Scorpius n'avait aucune envie de lui demander pourquoi. Pas qu'il se foute de la vie de son ami — loin de là — mais mieux valait ne pas remuer le couteau dans la plaie et en reparler quand Octavio serait loin de ses mauvais souvenirs. Faut dire que pour ces premiers jours, Scorpius avait souvent vu s'énerver le jeune Goyle contre des premières années. Et penser au motif de la colère de son ami accabla de nouveau le jeune Malefoy. Non seulement les premières années de cette année étaient ridicules et très peu fidèles à leur maison mais en plus, les élèves des autres années semblaient avoir été atteint du syndrôme Cervelle de Poufsouffle durant l'été. Avec un sentiment désagréable, Scorpius pensa à tous ces discours sur l'entente entre les maisons qui devenaient de plus en plus primordiale en ces temps de guerre. Non, Scorpius n'avait absolument aucune envie de penser à la guerre. Tout simplement parce que le pilier de ces horreurs, il avait eu la délivrance inouïe de le quitter cinq jours auparavant en montant dans le poudlard express. Ce n'était donc pas pour replonger dans ses souvenirs. Eduqué depuis son plus jeune âge dans cette univers de magie noire, Scorpius n'était pas en train de remettre en cause les raisons de la guerre intérieurement... Non, c'était une affaire plus personnelle. L'affaire de tous les jours lorsqu'il se trouvait dans son propre manoir sous les ordres du plus grand Lord Noir de tous les temps. Les épaules du Serpentard s'affaissèrent alors et une lueur sombre voilla son regard.

Bien joué Scorpius ! A lui tout seul il venait d'anéantir toute trace de bonne humeur et la moindre chance de finir la journée de manière presque agréable. Même aller se battre avec la bande à Potter ne lui aurait pas redonné le sourire. Non, rien n'était en mesure de lui redonner le sourire lorsqu'il repensait à ses vacances. Rien n'était plus en mesure de le faire sourire lorsque ses troubles corportementaux l'affectaient pour le plonger dans un état d'effondrement. D'ailleurs, Scorpius n'avait jamais pu parler de vacances véritables. Et cette année avait été pire que les autres. Il avait assisté, participé même à quelques reprises, à des meurtres, dans sa propre cave, des tortures insoutenables. Et tandis que les pensées les plus noires défilaient dans sa tête et que son regard s'assombrissait considérablement, il négligea la réponse à son meilleur ami. Le trouble de comportement dont il était atteint n'était en soit pas très prévisible, mais si, en plus, des circonstances aggravaient son état, Scorpius voyait mal comment régler ce problème.

Croyant que la personne qui était entrée venait des dortoirs, Scorpius tourna obstinément le dos à l'entrée de la salle commune. Mais personne n'était là pour lui sourire ou l'aggacer. C'est le bruit mat d'un sac de cours et des pas claquant sur le sol de marbre qui lui indiqua que le nouveau venu se trouvait de l'autre coté. C'est à ce moment qu'il se retourna. Druella Rosier se tenait devant eux, déjà mise à l'aise et pourtant l'air peu à l'aise. Leurs regards se croisèrent une fraction de seconde puis se séparèrent. Scorpius avait clairement lu la déception qu'elle avait de le voir ici. D'ailleurs, l'état dans lequel il était à présent plongé indiquait lui aussi qu'il n'avait aucune intention de passer un agréable moment en la compagnie de la meilleure amie d'Octavio. L'histoire était toute simple et pourtant très dérangeante. Un sal mariage convenu entre les deux familles. Scorpius ne comprenait encore pas aujourd'hui pourquoi il devait passer une alliance au doigt de cette jeune femme. Cette pensée lui retourna d'ailleurs presque l'estomac. En d'autres circonstances, il était presque sur qu'elle lui aurait plu. Elle était très jolie, avait un certain tempérament... et même si ce n'était pas le genre de femme sur lesquelles il avait tendance à jeter son dévolu, elle était tout de même attirante. Mais non. Les deux jeunes gens n'avaient jamais pu se voir en peinture. Du moins, devant leur bande d'amis, ils feignaient. D'ailleurs il leur était déjà arrivé d'échanger quelques rigolades ensemble, sincères, mais rien de plus. Et dès qu'ils se retrouvaient loin de tout ça, l'orage grondait, puis éclatait. Et le fait que la jeune femme entamme sa dernière année n'avait rien fait pour les rassurer. Car l'expiration de leur scolarité était l'ultime menace de ce mariage convenu. Il l'entendit à peine saluer son meilleur ami.

En revanche, il capta le changement de ton lorsqu'elle s'adressa à lui. Encore une fois, il ne répondit pas. Il n'avait plus l'envie de parler. Il se sentait morose et ressentait plus que jamais le besoin de se retrouver seul ou seulement en présence d'Octavio. Il se contenta donc de lui adresser un signe de tête sans la regarder. Et la voila qui tentait de pousser Octavio contre lui. Scorpius fit alors un geste risible et limite enfantin qui constita à attraper la manche droite de son ami pour le tirer vers lui. Il en profita pour adresser un petit sourire mauvais et moqueur à sa promise comme pour exprimer son amusement de la voir s'évertuer face à un jeune homme de la carrure d'Octavio, quand lui pouvait presque aisément rivaliser avec la force de son ami. Et puis, non, il n'avait aucune envie de partager son siège avec elle. Une fois qu'elle fut assise, il jeta à Octavio un regard qui signifiait clairement « les amis de mes amis ne sont pas forcément mes amis. » Pourtant ce n'était pas un reproche, Octavio savait que les deux jeunes gens ne se supportaient pas... Mais il avait parfois du mal à se tenir tranquille en la compagnie de Druella et d'Octavio réunis. Il se pencha donc en avant, posant ses coudes sur ses genoux et prit son menton entre ses mains, le regard pensif et troublé.

« Alors. J’ai remarqué que cette année, ça semblait vraiment être la saison des amours. Léa sort avec un type, il paraît. Enfin, on s’en fou un peu. Vous, il y a du neuf ? »

Elle avait du le faire expret. Scorpius ne voyait pas d'autres solutions. Pourquoi venait-elle parler d'histoires débiles d'amour en sa présence ? Ne pouvait-elle pas attendre de se retrouver seule avec Octavio si elle tenait tant à se confier sur ses problèmes de cœur ? Sans se cacher, le jeune vert et argent poussa un soupir de frustration et se retourna pour la fusiller du regard. Il y avait des jours comme ça, où rien n'aurait pu faire sourire le jeune homme, mais aisément le pousser à bout. On était de ces jours là. Sans le vouloir, il adressa cette fois un regard accusateur à son meilleur ami comme pour lui dire « mais pourquoi a t-il fallu que tu l'invites à partager ça avec nous ? »

« Alors là Druella, je crois que c'est vraiment la dernière chose dont j'ai envie de parler avec toi. Je me fou de ce que tu fais de ton cul et de tout le reste ! T'as vraiment le géni pour lancer des conversations stupides ! » S'exclama t-il d'un ton plus blessant qu'il ne l'avait prémédité.

Il est vrai qu'envisager les relations amoureuses de Druella l'énervait au plus haut point. Il avait beau être censé l'épouser un jour prochain, Scorpius ne s'était jamais privé de s'afficher avec des espèces de la plus belle compagnie féminine. Mais il répugnait savoir Druella avec un autre. Tout simplement parce que cela blessait son orgueuil. Quitte à être promise, il préférait qu'elle ne lui soit qu'à lui tant qu'à y être. Ce raisonnement n'avait bien sur rien de juste envers la jeune femme, mais il avait plutôt tendance à le voir de la sorte. Et de toute façon, il n'aurait rien envisagé de manière à lui faire le plus grand des plaisirs sur ce terrain. Pourtant, il s'était montré plus agressif que voulu — il fallait mettre ça sur le compte de son état si morne — car, même s'ils montraient souvent les crocs, il ne passait pas que des moments désagréables avec Druella et ils auraient même pu devenir bons amis s'imaginait-il, sans cette histoire. Pourtant, il se devait de ne pas faire tourner cette conversation au vinaigre, au moins pour Octavio. Il l'interrogea donc du regard, se souvenant que lui même n'était pas au courant de ce qu'il s'était passé dans la vie sentimentale ou sexuelle de son ami depuis la rentrée. Lui même n'en n'avait pas parlé. Scorpius se doutait que le sujet était loin d'être clos, même après la réponse de son meilleur ami. Pourtant, Druella, qui semblait gênée, changea de conversation. Son teint rouge indiquait qu'elle non plus ne voulait pas parler de tout cela et qu'elle regrettait de s'être aventurée sur de pareils terrains.

Et c'est un regard étonna qui détrona son regard noir. La requête de la jeune femme était très étrange. D'ailleurs, il se demandait sincèrement si elle l'incluait dans ce nous. Tout ce qu'il voyait c'est qu'elle semblait vouloir précipiter les choses et Scorpius ne voyait qu'une raison à cela. Elle aussi redoutait de sortir de ces murs protecteurs, d'être confrontée à la vie plus réelle, ou du moins des camps plus concrets que des stupides maisons aux blasons de couleurs différentes. Elle aussi redoutait tous ces après Poudlard. Aussi bien le mariage, que la guerre, que sans doute d'autres de ses soucis. Et dans le cas présent, si elle voulait passer du temps avec eux, le beau blond pouvait aisément comprendre que c'était plus à cette atmosphère de guerre qu'elle pensait. Et même s'il s'était montré blessant précédement, son ton était un peu plus aimable lorsqu'il parla. Oh, bien sur, on ne peut pas faire de miracle ! Entre ce qu'il pensait, son état d'accablement et de malaise, et leur altercation précédente, il n'allait pas s'exprimer d'un ton le plus doux et amical... Mais il avait déjà effacé toute trace de méchanceté dans ses paroles et seuls restés son chagrin et sa mauvaise humeur. Et même s'il doutait fortement que ces paroles lui soient destinées aussi mais plutôt seulement à Octavio, il ne put s'empêcher de lui aussi placer la sienne.

« Tu précipites un peu les choses. Tu ne crois pas ? On a même pas vu la première semaine s'achever. Mais ce n'est pas un tord... Le temps passe vite en fait. »

Cette dernière phrase se portait plutôt envers Octavio. Les deux jeunes gens n'étaient pas réellement dans la même position qu'elle. Il leur restait deux ans à vivre ici avant de se jeter dans le monde en guerre, tête la première. Mais Scorpius tenait tout de même à profiter. Lui, c'était des vacances qu'il tenait à se préserver. Des longues heures enfermé avec le mage noir dans les pièces les plus sombres du manoir ; des longues heures assis dans un coin à regarder d'autres mangemorts tuer et torturer sous ses yeux.

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Octavio M. Goyle

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Dim 19 Juil - 19:53

Même en connaissant les lieux depuis six ans, Octavio ne pouvait s’empêcher d’admirer l’endroit cher à ses yeux, où le Serpent régnait en maître, écrasant le rouge et or, et tuant par son venin le lion. Oui, tout le monde connaît ça, que les Serpentards ne veulent qu’éliminer leur maison ennemie, Gryffondor. Mais en même temps, qu’est-ce qu’ils ne feraient pas sans eux ? Un Poudlard sans ses quatre maisons, ce n’est plus Poudlard. Elles formaient un tout, quatre groupes assemblés, qui doivent combattre tous les ennemis à l’école ensemble, s’entraider et s’aimer. Oui, enfin ça, c’est l’apparence que l’on devait donner, pour montrer que l’école n’était pas confrontée à la guerre qui se déroulait dehors. Mais en réalité, tout ce qui se passait à l’extérieur, on avait l’impression que c’était transposé à l’intérieur. Il y avait l’énorme stéréotype Gryffondor/Serpentard, qui représentait clairement le conflit Ordre du Phénix/Mangemorts. Bien sûr, ce n’était pas la même chose, loin de là. Ici, à la place de tuer, les Serpentards faisaient des petites farces, il y avait parfois des duels, c’était encore très enfantin. Bien qu’en arrivant à la fin de sa scolarité, la violence, de ceux qui se préparaient à entrer dans le vrai monde, et à définitivement sortir de la protection des grilles de Poudlard, augmentait petit à petit, ils ne s’imaginaient pas encore réellement de ce qui les attendait dehors. Car on ne parlait plus des petites disputes, du genre « Tu m’as volé ma copine », ou bien « Je vais te mettre la tête dans le lavabo ». Tout était différent. Mais tout ça, bien sûr, on évitait tous d’en parler. A Serpentard, même si certains passaient leurs journées à s’imaginer exactement ce qu’ils feront en sortant de l’école, d’autres avaient comme devise de profiter de notre jeunesse tant qu’on le peut, tant que nous sommes encore sous protection. Ces personnes, elles se trouvaient sur ce canapé. Et bien sûr, il y avait les personnes qui étaient neutres à l’extérieur, et représentées par certains élèves de Poudlard. Comme exemple, je pourrais en citer des dizaines. Mais je ne citerai qu’une jeune femme. Druella Iris Rosier.

La demoiselle rentra dans la salle commune, et vit Octavio, assis sur le canapé. Et tandis que les tableaux qui les entouraient marmonnaient des injures, en se demandant pourquoi même aux heures de repas, il y avait des élèves qui les dérangeaient encore, le jeune Goyle lui adressa un de ses plus beau sourire. Certes, il était content de voir la demoiselle, ce qui a pu se traduire par ce geste, mais il se rendait compte qu’il allait être avec ses deux meilleurs amis, si ça ce n’était pas.. Non, ce n’était pas très beau en réalité. Pendant une fraction de secondes, il avait oublié qu’il avait ses deux meilleurs amis qui ne s’entendaient pas vraiment.. Et cela s’était entièrement remarqué quand on voit la réaction qu’elle avait eu en apercevant Scorpius. Oct’ avait même cru qu’elle allait faire demi-tour et repartir, ou aller plus loin. Mais non, il espérait tout de même que ses amis pouvaient faire un effort en restant un peu ensemble, ça n’allait pas les tuer tout de même, enfin il n’espérait pas. Et c’est ce qui se produit, le fait qu’ils allaient rester un petit moment l’un près de l’autre, quand la Serpentarde vint finalement vers eux. La prochaine fois, Octavio fera passer un casting pour choisir ses meilleurs amis, pour être sûr qu’ils s’entendent bien.. Oui, il avait l’impression que ce genre de choses n’arrivait qu’à lui, c’était déprimant. Et pendant qu’elle déposait toutes ses affaires sur le fauteuil vide, le jeune homme tourna la tête pour voir la réaction de Scorpius. Il avait l’air indifférent, l’attitude qu’il prenait toujours. Une caractéristique des Serpentards, de ne pas trop montrer leurs émotions pour laisser le plus de mystères possibles. C’était déconcertant lorsqu’on était la victime, mais quand c’était nous les acteurs, c’était tellement marrant. Bien sûr, il devinait parfaitement ses pensées, il le connaissait trop bien, et de même pour la seule femme de la pièce, si l’on exclut les tableaux. Mais Octavio sentait mal ce moment-là. Il savait que Scorpius n’était pas dans le meilleur de ses jours, et Druella est une personne qui est plutôt du genre à parler, ce qui va probablement l’énerver. Le Goyle se fixa donc un objectif, c’était de détendre l’atmosphère si ça dérape un peu. C’était son truc ça, faire rire les gens, non ?
Mais tout d’abord, la Miss Rosier vint saluer les deux garçons, avec deux tonalités de voix totalement différentes.. Mais au moins elle le saluait, c’était déjà pas mal. Et alors qu’elle le poussa gentiment pour qu’il se décale, le jeune sorcier compris qu’il serait préférable pour le moral des trois verts et argents qu’il se mette au milieu, comme une barrière au grand conflit. Il se décala donc comme il le pouvait, mais n’avait pas trop de place, comme Scorpius était plutôt décidé à montrer à la jeune femme qu’il n’était pas d’humeur. Bon, bah tant pis pour elle, elle devra faire avec, et comme il la connaissait, elle allait trouver une solution. Et c’est ce qu’elle fit, en installant ses jambes sur celles d’Octavio. Avec un petit rire dissimulé dans sa barbe inexistante, il tourna la tête vers sa voisine en lui lançant un regard amusé, mais qui voulait clairement dire qu’il n’était pas un fauteuil. Mais il ne pouvait presque rien lui refuser, alors haussa simplement les épaules, en posant lui ses pieds sur la table basse qu’il y avait en face de lui, pour être plus à l’aise.

Que dire, que dire.. Il aurait bien sorti une petite blague pour détendre l’atmosphère, mais il redoutait le gros flop qui pèserait encore plus lourd dans la pièce, et qui pourrait amener malgré nous une ambiance maussade. Mais c’est la jeune femme qui se lança à lancer un sujet de discussion en déclarant : « J’ai remarqué que cette année, ça semblait vraiment être la saison des amours. Léa sort avec un type, il paraît. Enfin, on s’en fou un peu. Vous, il y a du neuf ? ». Mais alors qu’il ignora totalement le regard accusateur de son meilleur ami et qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche pour sortir sa connerie, qui était que c’était dommage comme il trouvait Léa plutôt mignonne, c’est Scorpius qui se chargea de dire ce qu’il pensait, comme d’habitude.. « Alors là Druella, je crois que c'est vraiment la dernière chose dont j'ai envie de parler avec toi. Je me fou de ce que tu fais de ton cul et de tout le reste ! T'as vraiment le géni pour lancer des conversations stupides ! ». Le regard qu’Octavio lança à Scorpius était vraiment significatif de ce qu’il pensait. En gros, non seulement il refoulait toutes les emmerdes qu’il avait eu aujourd’hui, mais en plus il reprochait au jeune homme de l’avoir remballé comme ça. Elle faisait un effort, il pouvait très bien en faire aussi, non ? Mais il le connaissait trop bien pour savoir qu’il ne pouvait garder pour lui ce qu’il pensait, et qu’il disait toujours qu’il valait mieux être sincère et blesser les gens. Mais il redoutait ce que Dru’ pouvait répondre, alors avant qu’elle ne puisse dire quoique ce soit, Octavio prit la parole, et dit avec son humour habituel :

    « Moi, du moment qu’il y a une fille dans mon lit, les autres peuvent faire ce qu’elles veulent ! »

Oui, il ne faisait peut-être pas attention à ce que Scorpi’ pouvait dire, à propos des conversations stupides, mais il se disait que venant de lui, ça pouvait passer mieux. Oui, il avait bien dit au début qu’il ne voulait pas parler avec elle, donc lui c’était peut-être plus acceptable. Mais il savait très bien que pour l’instant, même s’il pouvait rigoler, le ton montera petit à petit, et il sera bien obligé d’utiliser ses privilèges de meilleur ami pour revenir au calme, et faire ouvrir les yeux aux deux personnes assis à ses côtés.
Mais à son grand étonnement, la conversation déborda plus sur l’avenir. Non, pas directement l’avenir après Poudlard, mais cette année. C’est vrai qu’après ce que Druella venait de dire, comme quoi il fallait faire quelque chose car le temps passait vite, Octavio se rendit compte que pour elle, c’était sa dernière année.. Mince, il n’arrivait pas encore à s’imaginer sa septième année pour lui, sans sa meilleure amie pour l’occuper quand il s’ennuyait. Bon certes, il avait Scorpius, et d’autres amis, et puis ses ennemis pour s’amuser, mais ce n’était pas pareil. Chacun avait sa particularité, et il allait en perdre une importante à la fin de l’année. Et elle qui entrera dans la vraie vie, dans la guerre. Ils n’en parlaient jamais de ça, pour une raison très simple. Encore, avec le jeune Malefoy, il pouvait se permettre de lancer le sujet, parce qu’ils savaient tous les deux qu’ils allaient ensemble rejoindre le parti du Maître des Ténèbres. Mais Octavio savait très bien que ce ne sera pas le cas de la Miss Rosier. D’ailleurs, bien qu’elle se doutait du choix des jeunes hommes, le jeune Goyle ne lui avait jamais directement confirmé cela, pour ne pas déclencher des soupçons, des peurs, ne pas prendre de risques.
Mais outre cette partie-là de la phrase, il fut intrigué par le nous, comme l’avait l’air Scorpius quand elle l’avait prononcé. Nous.. Nous trois ? Sûrement pas, déjà que de rester une heure ensemble, c’était insupportable, mais en plus s’ils doivent préparer quelque chose ensemble, ça serait vraiment la guerre. Mais encore plus étonnant encore, la réponse de son voisin. Aucune méchanceté, aucune colère, simplement la vérité, avec un petite touche d’ironie. Voilà, il lui suffisait d’un peu de gentillesse de la part de son meilleur ami pour faire apparaître un sourire sur son visage. Emotif ? Pas du tout, mais c’était juste un premier pas en avant. Et voilà que le bavard nommé Octavio Maddox prit une grande inspiration, et commença à parler.. A ne plus s’arrêter ?

    « Faire quelque chose, bonne idée.. Bon, pas maintenant, on a encore le temps. Mais il faudrait qu’on organise une soirée, entre Serpentards, histoire de ne pas faire trop de conflits. On pique à manger dans la cuisine, des boissons – pas besoin de préciser si ça sera alcoolisé ou pas, je vous laisse le deviner – et on s’amuse avec des jolies filles, et pour toi Dru' on verra encore.! Alors soit on s’arrange pour que les profs soient pas au courant, ou bien on s’arrange avec eux.. Mais si on met de la musique, il faudrait leur en parler.. Non, c’est bien plus marrant si on s’en occupe personnellement, si vous voyez ce que je veux dire. Mais bon, c’est qu’une idée vague bien sûr. »

C'est seulement là qu'il se rendit compte qu'il venait de se faire un monologue écouté par tous les tableaux de la salle. Certains approuvaient, d'autres se plaignaient déjà. Octavio regarda ses deux amis, en haussant les épaules, du style j'ai pas fait exprès, mais on reprendra le coup s'il faut. C'est vrai, il n'y avait jamais de fêtes, sauf quand l'équipe de Quidditch gagnait, ou alors les soirées organisées par les professeurs. Mais Octavio voulait une vraie soirée, où tout était permis, où l'on était pas surveillés de la tête aux pieds, où l'on avait nos libertés.. Quelque chose qui ne se produira probablement pas, sauf avec beaucoup de chances !
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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Mar 28 Juil - 20:16



Vu par un regard extérieur, les trois Serpents auraient certainement pu passer pour les meilleurs amis qu’il soit. Et dans un sens, c’était vrai, mais en deux groupes séparés seulement, et pas une fois qu’ils étaient assemblés à trois. En effet, ils étaient tous les trois assis sur le canapé émeraude de la salle sur demande des Verts & Argent, en arborant de telles postures que cette petite réunion improvisée leur semblait naturelle. Un garçon assis au milieu, avec les pieds étendus jusqu’à une table où il les avait déposé et qui recevait sur ses cuisses les jambes d’une fille tournée vers les deux jeunes hommes, dont l’un deux, le dernier, était savamment penché en avant, les bras appuyés sur ses genoux et le regard vague. Oui, ça formait un tableau presque idyllique, on s’attendait presque à les voir tous les trois s’animer et se mettre à rire bruyamment ou à se taquiner avec emphase, comme dans un soap moldu. Enfin, tout du moins si on oublait d’examiner les regards de ces jeunes gens : avec le garçon du milieu qui lançait un coup d’œil à gauche, un à droite, comme s’il se préparait à devoir réagir à l’amorce d’une guerre, la demoiselle qui ne fixait son regard sur rien en particulier, façon de percevoir sa gêne, le faisant glisser d’un garçon à l’autre sans jamais s’arrêter, avant de se perdre dans la salle commune déserte, et le blond qui venait à l’instant, oui, juste là, de lancer un regard plutôt brusque envers la jeune fille.

    « Alors là Druella, je crois que c'est vraiment la dernière chose dont j'ai envie de parler avec toi. Je me fou de ce que tu fais de ton cul et de tout le reste ! T'as vraiment le génie pour lancer des conversations stupides ! »

Et évidemment, si le fameux « regard extérieur » était resté suffisamment longtemps que pour entendre cette charmante réponse donnée par l’interlocuteur blond, la scène serait devenue limpide pour n’importe qui, car il aurait alors compris que le jeune homme blond, d’une très grande beauté, n’était autre que Scorpius Malefoy, un véritable petit con arrogant et cyclothymique, tandis que son voisin sur le canapé était Octavio Goyle et que sa position entre lui et Druella, la demoiselle présentement rabrouée, était purement stratégique : comme un rempart entre deux superpuissances prêtes à s’écharper mutuellement. Bref, tout sauf une bande de potes soudés comme ça.

Aussi fut-ce relativement sans surprise qu’à la remarque du blond, les yeux de miss Rosier s’étrécirent et se fixèrent enfin sur quelqu’un : le sieur Malefoy, avec une animosité presque palpable et un ressentiment tellement violent qu’il transparut sur la bouche de la demoiselle qui se plissa en une grimace outrée et furieuse, gâchant la beauté qu’elle pouvait avoir. Mille pensées se bousculaient dans sa tête, avec en premier plan celle de son ancien petit-ami, Meadow, et celle de son Futur, occupés de se bécoter. Et il osait lui faire de pareilles réflexions alors que lui-même se permettait de jouer sur le terrain de Druella, de s’exhiber comme une chienne avec le garçon qui avait fait pulser son cœur ? C’était tellement gros, tellement énorme et gigantesque que la jeune fille en ressentait facilement une offense si grande qu’elle semblait se matérialiser dans sa gorge comme une boule épaisse qu’elle ne parvenait pas à avaler et qui lui donnait envie de cracher des injures à la tête de Scorpius. Chose qu’elle tentait tant bien que mal de contrôler, quand elle fut plus ou moins coupée dans ses pensées.

    « Moi, du moment qu’il y a une fille dans mon lit, les autres peuvent faire ce qu’elles veulent ! »

Pouf. Il suffisait qu’Octavio parle, lance une plaisanterie à peu près correcte dont seul lui avait le secret et pouf, la colère de Druella éclatait comme une bulle de savon : fragile et éphémère. Elle en aurait presque souri, en fait, si elle n’avait pas eu autant conscience de la présence de Scorpius, aussi près. Pensée qui fit ressurgir aussi radicalement son énervement que la blague de Goyle le lui avait enlevé. Elle se serait presque sentie à son aise, si la discussion avait pu continuer ainsi, si les deux garçons avaient pu ne serait-ce que glisser sur son début de sujet malheureux que, pourtant, elle-même avait essayé de rectifié. Mais à la place ils y avaient tous deux répondus, créant dans son ventre quelques braises de rage faciles à attiser.

    « Tu précipites un peu les choses. Tu ne crois pas ? On a même pas vu la première semaine s'achever. Mais ce n'est pas un tord... Le temps passe vite en fait. »

Non. En fait, Malefoy devait avoir une sorte de pouvoir inédit et très puissant, concentré exclusivement sur Rosier et qui lui donnait le pouvoir d’énerver celle-ci indéfiniment, juste en ouvrant la bouche ou en étant à portée de vue. Une sorte de pouvoir maléfique qui faisait ressortir les pires pensées qui pouvait avoir la brune.
    « Faire quelque chose, bonne idée. Bon, pas maintenant, on a encore le temps. Mais il faudrait qu’on organise une soirée, entre Serpentards, histoire de ne pas faire trop de conflits. On pique à manger dans la cuisine, des boissons – pas besoin de préciser si ça sera alcoolisé ou pas, je vous laisse le deviner – et on s’amuse avec des jolies filles, et pour toi Dru' on verra encore ! Alors soit on s’arrange pour que les profs soient pas au courant, ou bien on s’arrange avec eux. Mais si on met de la musique, il faudrait leur en parler. Non, c’est bien plus marrant si on s’en occupe personnellement, si vous voyez ce que je veux dire. Mais bon, c’est qu’une idée vague bien sûr. »

A la réflexion, même la présence d’Octavio ne pouvait pas l’aider à se déstresser. Au mieux cela l’aidait à se sentir un peu plus à son aise, ce qui n’était pas forcément une bonne chose vu l’état d’agacement de la jeune fille. Elle arrivait cependant à imaginer avec beaucoup de netteté la fête : les Serpentards éclatés en petits groupes, persiflant dans leur coin, Scorpius courtisé par mille demoiselles, mais accroché au bras de Meadow – pourquoi Meadow venait dans sa conception d’une soirée entre Verts & Argent de Druella, la fureur en était seule responsable – et Octavio passant de jeune fille en fleur en demoiselle pour butiner, charmer et courtiser avant de conclure. Par contre, elle avait du mal à s’imaginer elle-même là-dedans. Du moins, pas si elle présentait ça comme une manœuvre pour passer du temps avec Octavio et, éventuellement, en cas d’extrême solitude et de menaces abominables, avec Scorpius. Enfin, à moins de se laisser charmer par l’un d’eux, ça n’aurait pas collé, ce qui était inenvisageable.

Cette dernière pensée amena un sourire discret et plutôt mesquin sur les lèvres de la Vipère qui, ragaillardie, se redressa en appuyant sur ses bras pour se redresser contre l’accoudoir su canapé et ainsi avoir le dos bien droit. Elle regarda un moment son futur époux et son meilleur ami : c’étaient deux beaux jeunes hommes, à croire que la maison de Salazar n’était faite que pour les jeunes premiers, les dieux au physique parfait et à l’esprit aiguisé. Des gens tellement intelligents qu’ils ne parvenaient pas à s’entendre entre eux d’une manière saine et équilibrée, normale et paisible. Druella regarda un petit moment Scorpius, lui fit un large sourire avant de tourner la tête vers Octavio et de lui offrir un sourire plus grand encore, si cela était possible, au point qu’elle sentit ses joues s’étirer.

    « Tu as raison, tu sais, Vi. Une fête, ce serait génial. Quoique je ne vois pas ce que je ferais avec de jolies filles. Par contre, j’imagine très bien ce que toi tu ferais, avec. Ca ne changerait pas vraiment de d’habitude. » dit-elle, suave, gentille, presque cajoleuse à son ami. Il était évident que, désormais, elle ne parlait plus qu’à lui, ne s’adressant pas le moins du monde au blond, auquel elle lança pourtant un ultime regard perçant, menaçant et rapide, avant de poursuivre sa tirade en se surélevant de nouveau, grâce à ses bras sur lesquels elle prenait appui. « Cependant, l’alcool est une bonne idée. Ca aide à se sentir plus à son aise, à oser faire des choses pour lesquelles on se restreint, d’ordinaire. D’une certaine manière, c’est très libérateur et si on l’ajoute à ton idée de fête, j’avoue que je vois mieux ce que je pourrais y faire. ». Elle prit une pause, ne souriant plus, mais regardant son ami avec un sérieux confondant. Tandis qu’elle avait avança en avant en parlant, elle était désormais assise sur les genoux de Goyle, observant ses incroyables yeux et enchaînant directement, ne lui laissant pas le temps de réagir. « A cette fête, je pourrais par exemple t’embrasser, comme toutes ces autres filles. »

Sur ce, déjà collée contre le torse de son ami, elle mit en geste les quelques mots vides qu’elle venait de prononcer, déposant ses lèvres sur celles d’Octavio, sans accorder un seul regard à Scorpius, jubilant intérieurement de son petit effet : ah il n’en avait rien à foutre de ce qu’elle faisait de son cul ou de toute autre chose ? Eh bien tant mieux, puisque si elle n’avait rien à lui dire parce que monsieur se tapait son ex petit-ami, lui n’aurait rien à lui dire parce qu’elle décidait d’embrasser leur meilleur ami, autant celui de Druella que le sien. Elle exultait, se réjouissait absolument de la manière dont elle était fort probablement occupée de faire enrager son chéri, mais pas seulement. Car, étonnamment, elle goûtait aussi à l’étrange plaisir d’avoir la bouche d’Octavio contre la sienne, alors qu’elle se serait plutôt attendu à un effet bizarre, comme la sensation qu’on lui avait parfois décrite d’ « embrasser son frère ». Mais non.

A la place, elle sentait une sorte de plaisir à ce contact léger, un plaisir vraiment spécial parce qu’elle n’avait jusqu’alors embrassé que Meadow dans sa vie. Enhardie par ce sentiment de complaisance et l’idée de taper sur les nerfs de Malefoy, elle passa ses bras autour de la nuque d’Octavio et mordilla sa lèvre inférieure, sentant le tatouage sur sa colonne vertébrale la chatouiller pour se rappeler à elle. Elle ne s’était jamais sentie moins innocente que maintenant.


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Scorpius H. Malefoy

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Mar 28 Juil - 22:49

Ah, quelle bonne soirée en perspective que celle là ! A vrai dire, la journée avait été absolument affligeante, la soirée allait visiblement poursuivre sur la lancée, et plus les secondes passaient, plus Scorpius se disait que, oui, finalement, il aurait du rester au lit. Scorpius venait de provoquer Druella et s'il pensait en avoir pour son compte, il s'était trompé. Elle lui jeta, certes un regard abjecte, mais se contenta par la suite de simplement l'ignorer superbement. Scorpius ne put que lever les yeux au ciel et hocher la tête comme si tout cela lui paraissait pathétique et il reporta son attention sur son meilleur ami, qui, lui, ne manqua pas de répondre, et fidèle à lui même je vous pris. Un sourire vint orner les lèvres de Scorpius qui lui lança un regard entendu. Octavio et lui n'avaient pas à se plaindre de ce coté là, non, pas du tout. Certes, cela faisait nombres de malheureuses, mais Scorpius et son ami avaient depuis longtemps appris à se préserver des crises de larmes ambulantes. Et le sourire de Scône ne manqua pas de s'agrandir à la réponse de son meilleur ami concernant l'idée de la fête. Entre Serpentard en plus, il y avait de quoi profiter ! Oui, bien sur que Scorpius avait un petit ami, et alors ? Depuis longtemps et sans avoir eu besoin de l'exprimer en mot, leur relation avait pris le statut tant convoité de relation libre... Tout simplement les deux tourteraux passaient plus de temps dans le lit des autres qu'eux même en passé ensemble dans le même lit ; mais c'était comme ça, même si ce n'était pas du gout de tout le monde, Druella Rosier la première. Cette pensée réanima les souvenirs les plus récents de Scorpius dont le sourire fondit brusquement. Même lorsqu'elle ne disait rien elle était capable de lui sapper le moral. D'ailleurs, le fait qu'elle ne dise rien fut très vite éluder, la voila qui reprenait déjà la parole... Mais ce qu'elle fit tout en s'exprimant de manière plus que volontaire, simplement à leur meilleur ami, sauta immédiatement aux yeux du beau blond. Tout en la regardant se placer sur les genoux d'Octavio, lentement mais surement, et n'écoutant que d'une oreille ce qu'elle disait, il se mit à triturer nerveusement sa bague de fiançaille. Que diable était-elle en train de faire ?

« Cependant, l’alcool est une bonne idée. Ca aide à se sentir plus à son aise, à oser faire des choses pour lesquelles on se restreint, d’ordinaire. D’une certaine manière, c’est très libérateur et si on l’ajoute à ton idée de fête, j’avoue que je vois mieux ce que je pourrais y faire. A cette fête, je pourrais par exemple t’embrasser, comme toutes ces autres filles. »

Et Scorpius eut aussitôt la réponse qu'il attendait. Et le choc qu'elle déclencha fut identique à celui éprouvé lorsqu'on rate une marche, qu'on dévale un escalier et qu'on s'écrase lamentablement au pire de l'ennemi qui vous a fait les coups les plus bas possible. Druella venait en effet de sceller ses lèvres à celles d'Octavio, sous ses yeux, là, juste à coté de lui, lui, son promis, son fiancé... L'information mit un moment à remonter à son cerveau. Et même lorsqu'elle fut pleinement là, Scorpius était encore trop choqué pour réagir. Pourtant, il sentait un flot de haine, de répulsion, d'insultes, d'ignominies, monter en lui lentement, comme monterait une remonté de bile particulièrement ignoble. Ses yeux se voilèrent définitivement. Le problème, c'est qu'il était déjà en mauvais état, et Scorpius avait tendance à vite devenir blessant, voire violent — ce qui était nettement plus grave — lorsqu'il entrait en colère dans ces périodes... Et là, il se leva si brusquement que Druella faillit tomber du canapé.

« NON MAIS JE REFUSE D'ÉPOUSER ÇA ! REGARDE TOI ! T'ES TELLEMENT DÉSESPÉRÉE QUE TU CHERCHES A TE TAPER MON MEILLEUR AMI SOUS MES YEUX ? MERLIN MAIS DITES MOI QUE JE RÊVE ! TU VEUX SAVOIR ? TU PEUX ECRIRE DÈS CE SOIR A TES CHERS PARENTS QUE LE MARIAGE EST DÉFINITIVEMENT ANNULÉ ! JE COMPTE PAS M'AFFICHER AVEC UNE... UNE... » Scorpius perdait les mots, trop précipité dans sa colère... il ne savait pas s'il oserait prononcer le mot que les yeux noirs de fureur exprimaient si bien. « T'AS RAISON ! FAIT CE QUE TU VEUX ! TU N'AS JUSTE PAS L'AIR DE TE RENDRE COMPTE DE LA SITUATION ! MAIS VAS Y ! FAIT DONC ! TU TOMBES TELLEMENT BAS MON AMOUR ! TU VAS TE TAPPER QUI LA PROCHAINE FOIS ? LE SAL PETIT TIMBRÉ DE SCAMANDER ? IL A TELLEMENT PLUS DE SEX APPEAL QUE MOI ! » Il brandit alors sa main droite où un anneau d'or blanc brillait et cracha, hors de lui : « A CROIRE QUE JE PORTE CETTE CHOSE POUR DE LA MERDE ! »

Il la regardait de toute sa hauteur, comme il ne l'avait jamais regardé. Les mots blessant avaient transpercés le silence paisible de la salle commune. Peut être aurait-il du les garder pour lui... Une pensée qui lui traversa l'esprit quand il vit le visage de Druella se décomposer et celui d'Octavio s'animer étrangement. Sa main gauche glissa pourtant sur la droite et d'un geste brusque il retira la bague maudite qu'il portait chaque jour pour se rappeler à lui même qu'il était, en quelques sortes, condamné. Le jeune homme se sentit d'ailleurs presque nu — il ne l'avait pas quitté depuis l'arrangement entre les familles et l'ôter pour la première fois lui donnait un sentiment étrange. Mais il voulait la blesser, comme elle venait de blesser son orgueil. Pourtant, conscient que la situation risquait de lui échapper, il espérait aussi qu'Octavio réagirait à la juste mesure de la chose. Et là, le serpent jeta l'anneau à Druella, d'un geste rageur. Son regard enflammé exprimait largement son animosité. Malgré toutes leurs disputes, il ne pensait pas qu'ils en soient jamais arrivés là. Il se tourna alors vers Octavio, le regard toujours aussi noir mais aussi impuissant. Ses épaules s'affaissèrent et il eut soudain l'impression d'être incroyablement seul. Qu'il était dur d'avoir pour meilleur ami le meilleur ami de votre fiancé quand celle-ci et vous ne pouviez pas vous supporter.

« Garde là ! » Cracha t-il à Druella sans pour autant lâcher Octavio du regard. « Jette là, mange là, peut être que tu t'étoufferas et grand bien nous fasse ! Ou bien offre là à quelqu'un qui sera en mesure de te supporter ! Moi c'est au delà de mes forces ! Je m'y refuse ! »

A ces mots, il poussa un soupir du diable et enfouit son visage dans ses mains. Il maudissait intérieurement ses parents ainsi que ceux de Druella. Pourquoi, par Merlin, de telles coutumes existaient encore de nos jours ? Ils avaient largement passé le temps des mariages arrangés ! Encore aurait-il été amoureux, ou lui aurait-on au moins choisi une femme avec qui il avait des chances de s'entendre ! Mais non ! Sur toutes les familles de sang pur, il avait fallu que cela tombe sur les Rosier. Druella était désirable à ses yeux, mais leurs différents éloignait tout le reste. Il ne pourrait jamais rien y avoir entre eux. Même l'amitié qu'ils auraient pu tisser sans ce mariage arrangé, n'aurait pas lieu avec cette gigantesque mascarade. Scorpius eut alors un drôle de sentiment... on ne lui laissait pas le choix. Jusqu'à présent, il avait quand même, de manière borné, mis un nombre incalculable de filles et garçons dans son lit, il avait eut de nombreuses idylles mais tout ça n'était qu'enfantin, tout bonnement annodin... Mais lorsque Scorpius tomberait réellement amoureux ? Car malgré tout ce que le Lord lui enseignait, Scorpius ne voyait pas vraiment l'amour comme une faiblesse. Que ce passerait-il ? Le mariage ne devait pas avoir lieu. Et pour une fois, il eut une pensée qui n'avait rien d'égocentrique. Druella, elle aussi, allait tomber amoureuse un jour ou l'autre, si ce n'était déjà fait, et certainement pas de lui. Surtout en ce moment, avec Sin Winston, qui ne le laissait pas indifférent. Son estomac se contracta et il se laissa tomber dans un fauteuil derrière lui, après un temps infiniment long — bien après qu'Octavio et Druella s'en soient mêlés — et il laissa échappa un espèce de gémissement sourd à l'intention de son meilleur ami :

« Mon dieu si tu savais comme je t'envie Octavio ! »

Ca n'avait rien d'un reproche, plutôt d'un appel en détresse. Certes, il avait été incroyablement dur avec la jeune femme qui lui était tout de même promise, mais Scorpius se sentait incroyablement prisonnier de ce destin qu'il ne voulait pas et cela avait eu raison de son comportement déjà si influençable par cette faiblesse comportementale naturelle. Définitivement, le Seigneur des Ténèbres avait beau le fasciné, c'était lui le responsable. Lui qui avait fait de sa vie un enfer, lui qui avait inculqué aux sorciers ces idées si détestables que Scorpius s'appliquait pourtant à respecter autant que les autres. Sans tout cela, peut être que tout aurait été différent... Mais il n'était pas l'heure de remettre tout cela en question, surtout pas ici et devant Druella.

« Tout aurait été tellement plus simple ! » Ajouta t-il dans un soupir las.

Oui, tout aurait été tellement plus simple sans tout cela... Il y pensait si fort qu'il se fichait des larmes qu'il avait pu engendrer, de la réaction de son propre meilleur ami, et même de ce qu'il avait osé dire. Il est parfois tellement plus plaisant de se complaire dans des idéaux intouchables que dans la réalité, aussi fatale soit-elle.

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Octavio M. Goyle

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MessageSujet: Re: 3615 Conseillers Matrimoniaux, j'écoute ! {PvO&D   Jeu 30 Juil - 14:42

C’était tellement rassurant de savoir que l’on pouvait faire rire ses amis. Oui, ce n’était peut-être rien, mais là, à ce moment précis, Octavio avait l’impression de servir à quelque chose. En plus, lui à qui on disait souvent qu’il ne servait à rien – enfin quand je dis on, c’est quelques professeurs et les filles qui ne font que coucher avec, et qui mentent en disant ça alors qu’il leur procure un plaisir incroyable – il se sentait plutôt utile là. Ses blagues complètement débiles avaient quand même fait apparaître des sourires plus ou moins grands selon les moments sur le visage de ses amis, ce qui lui avait fait plaisir. Son but était définitivement de détendre l’atmosphère de cette salle commune, et il s’en sortait plutôt bien non ? Enfin, il y avait toujours une ambiance plutôt tendue entre Druella et Scorpius, mais ça pourrait être bien pire. Mais il ne fallait pas se lâcher trop, et tout de même faire attention à ce que les deux fiancés ne se tapent pas dessus. D’ailleurs, le jeune Goyle ne comprenait toujours pas cette haine. C’est vrai que ce mariage forcé ne les enchante pas du tout, et c’était normal. Ce n’est pas vraiment normal que ça soit les parents qui décident de son futur époux, alors que ce n’est pas leur rôle. Mais c’était justement la faute des parents, pas des enfants, alors il n’y avait pas de raisons de se crêper le chignon entre eux. Ils devaient au contraire se serrer les coudes, et trouver une solution à ce problème de mariage, ou bien se rebeller s’ils voulaient. Mais la colère et la haine n’était pas la meilleure des choses à utiliser. Octavio parlait en connaissances de causes bien sûr, car avec son histoire avec Eve, il avait apprit à faire les bons choix. Certes, ils n’étaient pas tous les deux très enjoués de ce mariage, et c’était normal. Aussi, ils ne s’appréciaient pas plus que ça, mais il fallait faire avec. Pourtant, cela ne les empêchait pas de passer parfois du temps ensemble, même si c’était la plupart du temps dans un lit, ou un autre endroit propice à une relation physique. Pourquoi ses deux meilleurs amis ne prenaient pas exemple sur eux ? Même si les imaginer dans le même lit le dégoûtait un peu, c’était sûrement parce qu’ils étaient ses meilleurs amis justement. Et puis, ça serait toujours mieux que leur relation pour le moment. Mais bien sûr, Octavio était loin de s’imaginer la scène qui allait se produire sous ses yeux.

    « Tu as raison, tu sais, Vi. Une fête, ce serait génial. Quoique je ne vois pas ce que je ferais avec de jolies filles. Par contre, j’imagine très bien ce que toi tu ferais, avec. Ca ne changerait pas vraiment de d’habitude. Cependant, l’alcool est une bonne idée. Ca aide à se sentir plus à son aise, à oser faire des choses pour lesquelles on se restreint, d’ordinaire. D’une certaine manière, c’est très libérateur et si on l’ajoute à ton idée de fête, j’avoue que je vois mieux ce que je pourrais y faire. »

A sa grande surprise, l’idée d’une fête enjouait plutôt la jeune femme. Pourquoi à sa surprise ? Car il la connaissait, elle n’était pas du genre à beaucoup s’amuser, ou du moins pas autant que Scorpius et lui. C’est vrai qu’à ce domaine, ils devaient être les plus entraînés de Serpentard, et peut-être même de Poudlard. Ils essayaient toujours d’aider pour organiser les fêtes avec les professeurs, mais pas pour être gentils, non. Généralement, ils voulaient donner les meilleurs idées, comme amener un bon groupe pour chanter, essayer de ramener un peu d’alcool, et une fois ils avaient même mis en place dans la salle de demande pleins de chambres pour ceux qui le voulaient. Mais là, il se disait après les phrases de Dru’ qu’il pourrait bien s’amuser avec elle pendant une fête. Sa dernière phrase ne l’intriguait pas plus que ça pour le moment. Oui, avec de l’alcool, on pourrait mieux s’amuser, c’est tout, il ne se doutait de rien de plus. Mais la jeune femme s’assit sur ses genoux, jusque là rien de très suspect, jusqu’au moment où il l’entendit dire « A cette fête, je pourrais par exemple t’embrasser, comme toutes ces autres filles. ». Octavio ne réagit pas tout de suite à l’ampleur de la phrase, et la regarda normalement, comme sa meilleure amie Druella. Mais il lui fallut deux secondes pour se rendre compte de ce qu’elle venait de lui dire, qu’elle pourrait l’embrasser..
Quoi ? Sa meilleure amie, la Miss Rosier, l’embrasser.. lui ? C’était quelque chose qu’il n’avait à vrai dire jamais envisagé, bien qu’étonnant c’était. Lui qui voulait embrasser toutes les filles, surtout les sangs pures, n’essayant rien avec elle. Mais pour lui, leur relation était très fraternelle, il ne pouvait rien se passer. Il avait été tenté de dire quelque chose, de répliquer pour dire que ce n’était pas une bonne idée. Mais trop tard, elle avait déjà les lèvres contre les siennes. Bizarrement, pendant quelques secondes, le Serpentard oublia tout les détails qui faisaient qu’il ne l’aurait pas embrassé. Que c’était Druella, qu’elle était fiancée à son meilleur ami qui était d’ailleurs tout près, et se laissa faire. D’ailleurs, c’était très agréable, les lèvres de la jeune femme étaient douces et légèrement sucrées, ce qui ne lui déplaisait pas. Mais il fallait revenir à la réalité, il le devait.

Cela ne lui arrivait pas souvent de repousser une fille, mais juste avant d’entendre la voix de Scorpius, il venait de rompre le baiser. Le regard qu’il lançait à la Rosier était plutôt celui d’une incompréhension totale. Il se doutait un peu pourquoi elle avait fait ça, puisqu’un peu avant, le jeune Malefoy avait dit qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait avec son cul. Mais l’utiliser lui pour enrager Scope ? Bien sûr que c’était le bon plan, embrasser son meilleur ami était la meilleure des solutions. Mais Octavio avait l’impression qu’elle n’avait pas pensé dans quelle situation il l’avait mis. Le fait de ne pas l’avoir repoussé tout de suite le plaçait encore plus entre les deux « camps », et il devait encore plus choisir. Et c’est à ce moment que son ami cria toute sa colère. Que devait-il faire là ? Lui qui était censé toujours savoir comment réagir avec son meilleur ami, lui qui avait les bonnes idées, les bons mots, là il ne savait pas vraiment quoi faire. Il l’avait déjà vu énervé souvent, au bout de six ans c’était presque normal de connaître cet état d’esprit. Mais jamais dans ses souvenirs, il n’avait déjà lu ce dégoût et cette colère dans ses yeux. Même le jeune Goyle était intimidé, mais en même temps déçu. Déçu de quoi ? De réellement se rendre compte que ses deux meilleurs amis se haïssaient autant pour se faire d’aussi mauvais coups. De voir que les mots et les gestes pouvaient être si blessants entre les deux-là. Le discours perçant de Scorpius éveillé petit à petit son esprit, et il sut au fur et à mesure ce qu’il allait dire. Parce qu’à la fin, quand il entendit ce petit « Mon dieu si tu savais comme je t'envie Octavio ! », s’en était trop. Il avait bien sûr remarqué que ce n’était pas un reproche, mais cela montrait encore plus la situation entre les deux. Et alors qu’autour, les tableaux commençaient déjà à jaser sur la dispute, le jeune homme se redressa, et d’une voix qu’il ignorait encore, plus grave et plus autoritaire que d’habitude, il dit :

    « Bon, je commence à en avoir marre ! »

D’un geste peut-être un peu trop brutal, il retira Druella de ses genoux, en la laissant sur le canapé. Il se leva, et remarqua le silence autour de lui. Il n’y avait personne d’autre qu’eux, certes, mais apparemment tous les tableaux étaient presque fascinés par la conversation, et l’on avait l’impression qu’ils allaient écouter avec attention ce qu’Octavio allait dire. Il était presque exactement entre ses deux meilleurs amis, de sorte à bien montrer qu’il n’appartement à aucun côté, et pour que tous les deux le voient bien. Il ne voulait pas leur faire peur, ni leur gueuler dessus, mais les émotions l’emportent toujours sur la voix. Il voulait trouver les mots justes pour les faire réagir, mais laissait sortir les paroles de sa bouche sans trop réfléchir..

    « Vous vous comportez vraiment comme deux gamins ! J’arrive pas à le croire.. Mes deux meilleurs amis que j’aime tant qui se font les crasses que l’on pourrait faire à six ans. Non mais vous vous prenez pour qui ? Vous ne pouvez pas réagir comme deux adultes et réfléchir un peu ? Tout ce qui arrive, ce mariage forcé, ce n’est pas de votre faute, et pourtant quand on vous voit on en a vraiment l’impression. Mais soutenez-vous bordel, au lieu de vous casser chaque fois que vous en avez l’occasion. Le pire c’est qu’au fond vous vous aimez bien, mais vous n’osez pas le montrer pour je ne sais quelle raison. Alors pour une fois, je sais que je vous demande de ressembler à un Poufsouffle, mais laissez votre fierté de côté et excusez-vous ! »

Libération. Voilà comment Octavio se sentait à ce moment-même. Il avait dit tout ce qu’il avait sur le cœur, et il se sentait bien. Mais son visage contracté était toujours le reflet de la dispute qui allait presque éclater. Maintenant, il doutait que l’un d’eux s’excuse, ils étaient dans la maison du Serpent quand même, ils avaient leur caractère. Pourtant, une infime partie de lui espérait qu’ils tenaient assez à lui pour faire un petit effort..
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